Mise à jour le 26 juillet
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Jeudi 28 août 2014 00:59 (Paris)

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Il etait une fois Frida Kharlo : plasticienne et féministe

Si vous faites un petit tour du coté de Mexico, ne ratez pas cette exposition quasi permanente du Musée mexicain des beaux arts dédié à Frida Kharlo, cette artiste libre et libertaire au talent certain et dont les amours tumultueux avec le célèbre muraliste Diego Rivera a inspiré les chanteurs de mariachi.

Texte proposé par Roody Edme

Frida aura connue de grandes joies mais aussi des souffrances insoutenables qu’elle a sû représenter avec maestria sur ses toiles léguées à la postérité.

Elle qui a eu très mal au corps et au coeur parcequ’elle a vécu dans sa vie particulièrement intense deux grands accidents : sa relation avec Diego et le carambolage du bus qui la conduisait un jour sur les routes de Mexico.

Immobilisée pendant l’autre moitié de sa vie,elle passa son temps à peindre un corps meurtri maintenu par un corset pour soutenir une colonne vertébrale en ruine.

Autant d’auto-portraits qui ne peuvent laisser indifferent puiqu’il y transparait une telle dignité dans la souffrance et une beauté sublime dans le dépassement. En témoigne ce dramatique tableau d’un corps de femme transpercé par des clous immenses.

Frida n’était pourtant pas du genre masochiste,elle n’a nullement subie sa relation avec Diego Rivera.

Elle qui a connu tellement d’amants dont un certain Leon trotsky en séjour forcé a Mexico et qui restera deux ans dans les appartements du peintre.

Les amants de Frida sont autant de rayons de soleil qui éclairent son spleen Baudelairien ou des couleurs aux tâches impressionnistes sur le tableau sombre de sa vie.

Une vie en clair-obscur qu’un Diego moins inconstant suffirait à illuminer. Diego et Frida ont vécu dans deux studios séparés et reliés par un escalier servant de cordon-témoin des nombreuses réconciliations du couple.

Mais cette femme libre dans son corps et dans son esprit aura contribué à un début d’émancipation de la femme mexicaine en défiant une société machiste et très catholique.

Elle aura fait scandale mais le regard hypocrite de celles et ceux qui enviaient son audace n’impressiona nullement cette artiste hors du commun, mais si pronfondément elle-même.

Il y a trois ans on découvrit dans sa salle de bain et d’autres pièces de son habitation ; la fameuse maison bleue, des lettres inédites et des dessins d’elle et de Diégo Rivera.

La critique mexicaine se rendit bien compte que la vie de ce couple mythique et controversé était une mine inépuisable que leur oeuvre immense rendait encore plus énigmatique.

Si Diégo Rivéra fut considéré comme un génie incontesté, la personnalité de femme rebelle et engagée de Frida l’a rendue plus célèbre que son art qu’un certain public observe avec curiosité comme s’il voulait soulever des rideaux d’alcôve.

Communiste autant qu’on puise l’être dans les années 30-40, elle a souvent marié révolution et sexualité.

Anti-conformiste jusqu’au bout du pinceau, elle a supprimé toutes les barrières entre l’intérieur et l’extérieur.

Sur ces toiles se trouvent exposé son corps mutilé tant de fois traversé par des objets extérieurs : de nombreux avortements et des interventions chirurgicales répétées suite à son accident l’ont porté à donner la parole à ses nombreuses plaies ne serait-ce que pour dire la béance du monde.






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