Mise à jour le 21 novembre
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Samedi 25 novembre 2017 04:34 (Paris)

Le Drame Social porté à l’écran : LA REBELLE est inspiré d’une résidente d’OTTAWA, la Ville Reine Canadienne

par Marie Flore Domond

La scénariste, Dominique A. Jean était présente à la projection du film : LA REBELLE. Les deux séances de la journée du 18 juin 2006 ont eu lieu dans les murs de la confortable salle Leonardo Da Vinci sous la direction de l’actrice Fabienne Colas, présidente de la fondation porte étendard du Cinéma Haïtien portant le même nom. À ma sortie de la première projection, la sympathique conceptrice m’a apporté quelques précisions sur le fond de l’aventure et le portrait psychologique de ses personnages.
L’histoire du plus récent film du réalisateur Sacha Parisot n’est pas de tout repos.

Car le père d’une jeune fille goûte amèrement à la crise d’adolescence de celle-ci qui décide de faire la guerre à son entourage familial et amical avant de pénétrer dans le cycle apaisant de la réconciliation.
Ce n’est pas sans raison valable que l’intrigue prend chair dans un milieu aisé soutient madame Dominique A. Jean, maître d’œuvre du drame. Même dans la fiction, la vraisemblable s’impose. Son champ d’action aurait été limité dans un environnement modeste d’après ces arguments. « J’ai voulu que les personnages évoluent dans un univers propice à l’histoire. Le moteur de l’aisance sert également de loupe pour grossir les écarts de conduite de l’âge adolescent considérés comme des sujets un peu tabou. » Concernant son point de vue mitigé sur l’amitié proposé à travers le film, elle dit ne pas être une personne méfiante de nature, et que le constat de la vie courante reflète des gestes d’abandon de certains amis dans les périodes difficiles, particulièrement au moment des épreuves. Les circonstances qui ont favorisé sa collaboration avec le réalisateur a-t-elle ajouté ne sont pas très compliquées. Elle a soumis son scénario à la boîte Communication Plus qui a répondu positivement à sa proposition.

Elle a néanmoins avoué que le casting était du ressort de Sacha Parisot en tant que réalisateur du film, et que même l’excellent acteur Réginald Lubin a procédé à une audition comme tout le monde. Il y a deux points de réflexions dans le long métrage La Rebelle. D’abord, l’univers de la débauche bourgeoise et de l’artifice provoqué par des activants de dépendance et principalement l’instinct de conservation affective mené brillamment par la jeune actrice Nathalie Amboise (Lorraine Dubois). Une fois de plus, Sacha Parisot et Dominique A. Jean nous rappellent que « l’argent est un bon serviteur mais un très mauvais maître »

L’aspect qui risque d’impressionner allègrement certains amateurs et professionnels du 7iême art, c’est le respect artistique, esthétique des couleurs et des tenues vestimentaires des protagonistes qui correspond parfaitement à leur âge, l’époque et le milieu où ils évoluent. L’autre mérite majeur du film est l’enchaînement musical bien synchronisé. Dans le long métrage, on retrace un palmarès de chansons très diversifiées qui y sont insérées discrètement à travers leur contexte respectif dont un classique de boléro version anglaise de la formation musicale Tabou combo, la spectaculaire pièce de Lara Fabien sans compter la trame originale du film chanté par le polyvalent, Réginald Lubin.

 Est-il nécessaire de ruminer l’évidence ! (Carl Dubois) Réginald Lubin n’est pas seulement impossible par la flamme sentimentale exaltante qu’il consume sans réserve pour sortir du célibat, il se montre persuasif dans son jeu et percutant à l’écran. Certains auront à apprécier l’effervescence des dialogues et répliques du trio père, fille et belle mère. D’autres préfèreront la conversation des jeunes.

Même si le griffon Odelin, un des personnages secondaires du film est intendant (gérant de cour), il n’en reste pas moins qu’il interpelle un pan de notre Histoire, l’histoire des anciens déserteurs Européens de l’Armée Napoléonienne qui s’étaient réfugiés à nulle autre endroit que CAZALE, un canton de la région de Fond-des-Blancs (Haïti).

La plupart de ces soldats déserteurs convertis en paysans et naturalisés de facto en Haïtiens ont constitué le fief des nouveaux libres. Telle sont les réflexions soutenues par mon compagnon durant cette soirée de projections. Selon le responsable de la programmation et coordonnateur des activités artistiques et culturelles de la fondation Fabienne Colas, monsieur, Emile Castonguay, les détenteurs des billets et spectateurs des prochaines séances prévues le dimanche 25 juin 2006 à la même salle sise au 8350 Lacordaire à Saint-Léonard, pourront avoir l’heureuse opportunité de rencontrer la Star Masculine du Cinéma Haïtien, nulle autre que l’acteur Réginald Lubin. De plus, VOCATION de Valéry Numa sera le prochain film à l’affiche le 16 juillet 2006. Des occasions estivales et rendez-vous culturels à ne pas manquer. 

On se souviendra comme fiche technique du long métrage, qu’il est le fruit d’une collaboration haïtiano-américaine de Réginald Chevalier et Sacha Parisot, une production de Communication Plus, d’après une idée originale de Dominique A. Jean, originaire de Port-au-Prince (Haïti). Le coût de la production est estimé à 195 mille dollars américains. Le réalisateur, Sacha Parisot est établi à Hollywood depuis plusieurs années.  

Note biographique

Dominique A. Jean, scénariste

  Originaire de Port-au-Prince, contrairement à ce que dit le dossier de presse de La Rebelle, je suis née à Port-au-Prince, mais les Cayes, ville natale de ma mère, détient une partie spéciale dans mon cœur.

  Détentrice d’une licence en droit de la Faculté de Droit et des Sciences Économiques, j’ai dirigé Alliance Centre de Formation, une école en informatique, pendant quatre ans avant de quitter Haïti en Juin dernier, avec mes deux garçons Romuald et Karl Édric, pour venir m’installer à Ottawa. Présentement, je travaille dans le domaine de la santé comme Assistante en agrément des services de santé au Canada.

  À l’école, les cours de littérature, me faisaient quasiment rêvé, j’ai commencé à me passionner à la lecture à l’âge de 12 ans, à 13 ans, j’avais commencé l’écriture d’un roman qui est encore dans un tiroir. À 14 ans j’ai commencé à écrire des poèmes que j’espère publier un jour.

  Je me suis toujours passionnée pour le cinéma, le premier film que j’ai vu avec mes parents était La mélodie du Bonheur mettant en vedette Julie Andrews et Christopher Plummer. Je ne sais plus combien de fois que j’ai revu ce film au fil des ans.

  J’ai toujours voulu être écrivain, d’aussi longtemps que je me rappelle. Ce n’est qu’après avoir participé à la promotion de La Peur d’Aimer un film de Réginald Lubin, que l’intérêt m’est venue pour le cinéma haïtien. L’engouement du public m’a fait chaud au cœur et je peux dire m’a inspiré.

  La Rebelle, au tout premier lieu appelé Pitit Mwen, est mon premier scénario, présentement, j’en ai deux autres qui sont au stade final et un troisième en cours. J’attends le financement pour me lancer dans un de ces projets.

  Je suis très proche de ma famille, ma mère qui, pour moi est incomparable, je ne serais pas celle que je suis aujourd’hui sans son support continu dans ma vie, mon père et mes trois sœurs. Mon mari, Edner Jean, a été pour moi un « Poto mitan » dans mes réalisations depuis notre mariage, également dans l’écriture jusqu’à la réalisation de La Rebelle.

  Spécialités : Je peins quand je trouve le temps de le faire. J’ai pratiqué le Tae-Kwon-Do dans le temps. À 17 ans je m’intéressais beaucoup à la mode, j’ai organisé plusieurs défilés de mode avec mes modèles (griffe MINIQUA MOD).

  Danse : Je danse la Salsa, le Rumba, le Cha-cha, le Merengue, la Valse et un peu de fox-trot.

 




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