Mise à jour le 12 octobre
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Dimanche 22 octobre 2017 21:26 (Paris)

Don juan en puissance à la rencontre des jeunes fauves en liberté

Dayana Louis et Lindsay Laviolette co-vedette du film "Dragueurs Dragués" définissent leur personnage respectif

« Aimer, ce n’est pas renoncer à sa liberté, c’est lui donner un sens. »

Par Marie Flore Domond

Croyez-moi, ces deux superbes jeunes femmes ne cèdent pas leur place. Elles ont chacune leur vision de la vie de couple. Au téléphone, Dayana Louis possède une charmante voix, paraissait calme et mature. Quant à la rayonnante Lyndsay Laviolette, qui réside aux Etats-Unis, son expression vocale indiquait sa détermination et surtout son élan d’une femme de défis. Le maxime : « Soit belle et taie-toi », ce n’est pas pour elles.

Q. Madame Louis, vous avez incarné successivement deux rôles d’une jeune femme aux prises avec des déboires sentimentaux, mais qui ne se laissent toujours marcher sur les pieds. Pensez-vous qu’il a une suite logique venant du réalisateur entre le film : TOUCHE PAS À MON HOMME et DRAGUEURS DRAGUÉS ? Si oui, peut-on parler de règlement compte ?

R. Au début, je ne voyais pas nécessairement de lien. Ce n’est que par la suite, quand le réalisateur m’a fait comprendre que les hommes aussi peuvent se faire jouer des mauvais tours que j’ai compris qu’il y a peut-être un lien. – Vous voulez dire une seconde chance pour vous venger. (Rire) On peut dire ça.

Q. Lors de votre première performance, le personnage se voulait en quelque sorte le souffre douleur de son conjoint. Vous sentiez-vous plus confortable dans le premier rôle principal par rapport au second où on vous découvre comme une jeune femme en pleine possession de ses moyens de séduction ?

R. Je me sentais définitivement plus confortable dans le premier rôle. Parce que c’était moins exigeant, plus calme. Tandis que dans le second, je baignais dans un univers de mensonge. Il m’a fallu beaucoup plus d’audace pour jouer le second. On m’a déjà approché pour interpréter un rôle de prostituée. J’ai refusé. Je crois que pour rendre un personnage à l’écran, il faut se sentir à l’aise pour le jouer. Sinon, ça ne passera pas.

Q. Si ce personnage de « l’amoureuse docile » a suscité la sympathie du public, craignez-vous qu’il risque de perdre ce privilège à travers le comportement revanchard et ambitieux que votre personnage manifeste dans le second ?

R. L’interprétation du public serait plus critique si le film était du genre dramatique. Heureusement que le réalisateur en a fait une comédie.

Scène d’un délit sentimental du personnage incarné par Dayana Louis

Q. Est-ce qu’en 2007 la réussite personnelle d’une femme passe forcément par des traits de caractère orientés sur l’ambition démesurée, des excès du matérialisme, la manipulation en reniant presque l’aspect sacré de son foyer ?

R. En ce qui me concerne, pas du tout. A mon avis, tout doit se mériter. La femme qui investit son temps à étudier et qui obtient ce qu’elle désire, c’est une situation qui me convient. Un couple qui passe 10, 15 ans à travailler avant de réaliser un projet, c’est un autre cas honorable. Quant à l’extorsion du bien d’autrui par des plans illicites, des magouilles, je ne crois pas que ce soit nécessairement des méthodes idéales de réussite pour une femme.

Q. Jamais deux sans trois dit-on, feriez-vous partie de la prochaine distribution des acteurs dans le prochain épisode du DRAGUEURS DRAGUÉS ?

R. Pas dans le prochain. Éventuellement dans un autre. C’est une question de confiance. Lubin et moi, nous nous entendons très bien professionnellement. Par contre, j’interprète un personnage dans un film qui sort bientôt. – Ah oui ! Lequel ? – Gason makoklen 3. Les billets sont déjà`en vente. Les deux représentations auront lieux au Collège Ahunsic le 2 et 3 mars prochain. Il y aura deux séances. La première médiatique se fera à 18h, et celle pour le grand public à 20h.

Scène de ménage

Dayana Louis et le réalisateur-acteur Jean Rony Lubin

Q. Dans votre vie de couple réelle, est-ce que la complicité entre votre conjoint et un ami ne vous dérange pas trop. Autrement dit, ne vous sentez-vous pas menacée ?

R. Cela dépend des intentions. Si la complicité est gérée sainement, je n’ai aucun problème. Dans le cas contraire, je me sentirai effectivement menacée.

Q. Touche pas à mon homme, est un film criant sur la réalité des femmes qui pensent qu’une fois le mari immigre au pays, elles bénéficieront d’une certaine reconnaissance. Êtes-vous de cet avis ?

R. Absolument ! On s’entend sur une certaine reconnaissance. En premier lieu, je crois que l’autre lui doit le respect. – Vous êtes quand même consciente qu’une union est un pari ? – Je suis d’accord, dans le cas oû ça ne fonctionne pas, il y a la communication. Il s’agit de se monter honnête envers l’autre. C’est déjà beaucoup. Deuxième entretien

L’acteur smoye Noisy accompagné de Lindsay Laviolette

Q. Madame Laviolette, vous avez tenu un rôle secondaire comme celui de la tante qui vient en aide à sa nièce en quête de soutien moral dans le film : TOUCHE PAS À MON HOMME. Puis, il y a eu Dragueurs Dragués. Envisagez-vous une carrière au cinéma ?

R. Carrière en cinéma ! Hum !!! J’aimerais bien, c’est sûr et dans la vie rien n’arrive pour un rien et si j’avais l’occasion encore d’être en avant-plan alors il me ferait le plaisir de saisir l’occasion tout comme cela c’est produit pour le film « Touche pas à mon homme » J’envisageais plutôt une carrière en télévision ou en radio. J’avais terminé mes études à l’école Promédia et par la suite je faisais beaucoup de télévision communautaire, des annonces publicitaires vocales dans le but de me faire connaître et percer dans le milieu médiatique. Après quelques auditions qui se sont avérées sans réponses, je me suis tournée vers l’immobilier une carrière qui joint pas mal les aspects d’un animateur de télévision mais sans l’objectif d’une caméra qui vous observe. En exerçant ma profession, ce n’est plus la caméra mais les yeux des clients qui m’observent et me parlent en même temps et c’est ce que j’aime être reconnue et apprécié pour ce que je fais et que les gens me félicitent en plus, ça c’est la cerise sur le sunday. Alors tout ça pour dire que si la chance me sourit et qu’un jour faire du cinéma deviendrait ma priorité, je me sentirais très choyée et heureuse.

Q. Votre tout dernier rôle à l’écran est une apparution efficace et tumultueuse par rapport à votre personnage. Comment s’est passée votre audition pour ce rôle ?

R. C’est Mademoiselle, de toute façon j’aime mieux Lindsay moins de formalité et m’appeler par mon prénom me fait sentir plus proche des gens. Bref, pour le rôle c’est tout simplement que la préparation et l’opportunité se sont présentées à moi ( la chance ), j’ai rencontré Jean-Rony Lubin lors d’une rencontre pour un projet d’émission, il m’a parlé de son film et de là quelques essais à la lecture du script et VOILÀ !

Q. Dans la réalité comme en fiction, l’autonomie financière autant que l’émancipation professionnelle de la femme sont souvent exercées par la formule : les mains pleines, le cœur vide. Dans ce combat pour l’égalité, la femme ne crée t-elle pas un déséquilibre de la force naturelle du point de vue de sa première valeur fondamentale qui est de fonder une famille ?

R. Percer, avoir le succès qu’on désir. Plaire à la famille, montrer que nous avons réussi… Cette question devient probablement un sujet sur lequel on pourrait débattre longtemps. Personnellement, je crois que tout cela dépend des valeurs de chacune et en 2007 nous savons tous que les valeurs ne sont plus comme celles du passé. Ça me fait penser aux paroles de la musique des cowboys fringants : mes aïeux. Ton arrière arrière-grand-mère, elle a eu quatorze enfants Ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant Et pis ta grand-mère en a eu trois c’était suffisant Pis ta mère n’en voulait pas ; toi t’étais un accident Et pis toi, ma p’tite fille, tu changes de partenaire tout l’temps Quand tu fais des conneries, tu t’en sauves en avortant Mais y’a des matins, tu te réveilles en pleurant Quand tu rêves la nuit d’une grande table entourée d’enfants.

Il y a des femmes qui vous direz tout simplement qu’elles ne servent pas juste à fonder une famille. Elles s’épanouissent dans d’autres sphères. L’important c’est de s’occuper de son soi intérieur. « On ne définit pas un être humain par ce qu’il fait » Anne-Marie Losique. S’il y avait moins de pression dans notre société, probablement que la femme se limiterait à cette valeur fondamentale mais je ne crois pas que cela ferait d’elle un être ayant moins d’ambition.

Q. Pensez-vous qu’il reste une place prépondérante à l’amour quand il a rapport de force social entre deux partenaires qui vivent sous un même toit ?

R. C’est sûr, car c’est seulement l’amour qui est la clef de la réussite dans une relation entre deux personnes incompatibles socialement. Certains diront : « l’amour est plus fort que tout. » Et d’autres « can you pay my bills, I don’t think you could so me and you are through. » Est-ce qu’aimer = tolérer ? Chacun gère son couple de façon à en tirer partie, le What’s in it for me. Vivre à d’eux c’est avoir une équipe solide. There is no « I » in team et le secret c’est d’évoluer ensemble aussi longtemps que cette flamme qui jaillit en nous soit présente.

Q. Si la plupart des femmes ne craignent plus autant le sexe opposé, leur soudaine audace se fait encore et encore dans l’exaltation irrésistible de l’interdit. Personnellement, considérez-vous la prohibition affective (l’infidélité) comme une simple infraction sentimentale ou la plus grave offense ? Peut-on réellement pardonner cette infraction ?

R. Ouf ! La grande question. On pardonne mais on n’oublie pas. Ça c’est pour moi, car je suis plus du genre : fool me once but not twice. Je déplore que certaines femmes restent en couple à cause des enfants ou de peur de rester seule. Ok ! Il y a plus de femmes que d’hommes mais SVP ! Et celles qui restent par sécurité financière...Je crois qu’il y a une limite au pardon et que le pardon ne s’accorde pas facilement.

Q. la technologie s’apparente de plus en plus à l’argent, c’est-à-dire un bon serviteur et un très mauvais maître. Aussi fort soit le sentiment d’amour, réussira- t-il à garder la tête hors de la noyade du monde électronique ?

R. Je ne sais pas, l’être humain devient tellement paresseux…et plus la technologie avance moins la créativité et la simplicité sont importants et le tout devient robotique et machinale.

Q. N’avez-vous pas l’impression que plus les êtres humaine ont la facilité de communiquer, plus ils se distancent et se dispersent par rapport au sentiment d’amour authentique ?

R. Non.

Q. Que représente la fête de la Saint-Valentin pour vous ?

R. Une fête commerciale. Mais j’aime bien cette journée, on sent l’amour dans l’air parce que les gens prennent le temps de s’arrêter, de se regarder dans les yeux et se chuchoter des sérénades ou tout simplement faire le premier pas pour que la relation devienne officielle. Tout autour de nous tourne trop vite et ça prend des journées comme celles-ci pour réaliser que l’amour n’est pas quelque chose d’acquis, il évolue de jour en jour par nos petits faits et gestes et voilà ça devient chaque jour la St-Valentin. Ma mère demeure ma Valentine préférée. Personnellement, cupidon s’occupe de moi chaque jour autant par mes amis que mon être cher. Je n’ai pas de quoi me plaindre.


Notons que Dragueurs Dragués est la première de la série LES COQUELUCHES, présentée par Cluvar Productions en association avec DIVERTIMAX.


Il va sans dire que j’adresse un chaleureux remerciement aux deux actrices qui ont bien voulu m’accorder un peu de leur temp.




BÔ KAY NOU


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