Mise à jour le 12 octobre
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Jeudi 19 octobre 2017 02:13 (Paris)

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Défaillance dans le mécanisme de la lecture...

Prière de lire, de bien saisir et de se souvenir.

« Si on possède certaines qualités et qu’on les observe toujours, elles seront néfastes. Si on parait les avoir, elles seront utiles. »
Le prince (Nicolas Machiavel)



Par Marie Flore Domond

Êtes-vous parmi ceux que l’on peut considérer comme des opiomanes de lecture ! J’aurais tendance à vous envier. Mais... voyez-vous, par observation, j’ai fini par noter que ce ne sont pas des défaillances qui manquent dans l’organisation la plus fervente des lecteurs assidus. Du côté très favorable de l’activité, on retrouve une catégorie de lecteurs qui ont le mérite d’emblée de la motivation. Ils n’ont aucune peine à fixer leurs champs d’intérêts dans l’innombrable secteur du libraire. Ils ont le contrôle sur la planification de leur temps. Et bien souvent, ils gèrent leur budget en fonction de leur bibliothèque personnelle créant ainsi jalousement le répertoire de leurs auteurs référents. Cet investissement consacré à leur loisir est parfois inestimable. Il existe aussi ceux qui cultivent la discipline méthodique de faire des emprunts à la bibliothèque.

Si tous ces mordus ont toujours les yeux rivés sur un bouquin quelconque, le problème n’est pas seulement d’envisager d’élargir le spectre des lecteurs pour atteindre l’équilibre souhaitable. Dans la foulée des autres considérations, on peut se demander quels types de lecteurs côtoyons-vous ? Que retiennent ces avares de leurs lectures ? Libre à ceux qui auraient tendance à mettre en évidence instantanément le raisonnement de la potence des bons lecteurs basé sur la faculté de l’entendement. Je ne tiens pas forcément à m’accrocher à des notions aveuglantes. Je m’aventure de préférence vers la face obscure des aptitudes attachées au pouvoir du discernement des lecteurs. En fait, je m’applique à indiquer un débat sur les eaux troubles de la malhonnêteté intellectuelle de certains lecteurs qui font miroiter la déformation de leur jugement à vouloir toujours médire, dénigrer, réduire voire détruire l’œuvre d’un créateur.

Permettez-moi d’insister. A ce niveau, l’incompréhension n’est nullement en cause, car de mon point de vue, cette étape de limitation de l’esprit représente un blocage cérébral. Alors que la mésinterprétation en est une phase de déformation exagérée de l’esprit. Qui plus est, l’incompréhension peut-être involontaire. La mésinterprétation, pour sa part, est forcément délibérée puisque c’est une sélection, un traitement, une sorte de manipulation conceptuelle à travers une multitude de données parmi tant d’autres qui se manifeste malicieusement sous forme d’un désir de contradiction ou opposition.

En revanche, je conçois que tout ce qui est voilé, dissimulé, laisse place à des interprétations libres. Bof ! Fermons la parenthèse de la théorie au profit des actes plus concrets concernant ma position.

Nicolas Machiavel est bel et bien un héritier de la mauvaise presse en laissant sa trace comme un philosophe de manigance. Mais il n’a pas tout a fait tort en soulignant dans son ouvrage intitulé "Le prince", que si on possède certaines qualités et qu’on les observe toujours, elles seront néfastes. Si on parait les avoir, elles seront utiles. D’où ma question essentielle : lire ou visionner à la manière convulsive fait-il de nous des lecteurs, des cinéphiles exemplaires ?

A titre personnel, j’ai une connaissance qui est manifestement un impatient de nature. Or, le paradoxe, c’est qu’il est un passionné des ouvrages à sensation les plus volumineux. Il raffole des best-sellers allant du suspens aux horreurs. En tout cas, il s’enligne à plein gaz dans les romans populaires. Mine de rien, il passe à travers des tomes de trilogie que je considère comme des briques de manuscrits interminables peuplés d’actes gratuits... Il semble avoir également du pif dans ses choix de lecture. Car la plupart des ouvrages qu’il traîne avec lui deviennent rapidement des romans adaptés au cinéma. Quand je l’ai vu lire DÉSOLATION de Stephen King, je crois avoir entrepris maladroitement avec lui une conversation mordante au sujet de ses goûts prononcés pour le genre fantastique. Il m’a retourné la vapeur de mon appréhension en plein visage. Figurez-vous, il n’a pas du tout apprécié que je lui mette en garde d’emmagasiner constamment des idées lugubres dans des ouvrages démoniaques. Je suis allée jusqu’à lui demander s’il ne préparait pas un mauvais coup ? On n’est jamais trop prudent quant à la portée subliminale de certains messages. Il m’a poliment fait remarquer que je frisais d’après lui la paranoïa d’envisager qu’il dissimule un sordide plan derrière ses lectures. Je l’avais bien cherché, cette flèche. À présent, je m’y prends autrement pour l’approcher au sujet de son goût pour le genre de l’éprouvante. J’ai voulu savoir s’il avait vu le SEIGNEUR DES AGNEAUX. Il m’a plutôt confié qu’il possède la collection : LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (une trilogie de l’auteur J.R.R. Tolkien mais adaptée au cinéma par Peter Jackson). Évidemment, dans son répertoire, on retrouve l’album complet d’Harry Porter, sans oublier des ouvrages en quête de vérité sur le symbolisme. Je veux parler de Da vinci Code ainsi que Anges & démons de l’auteur Dan Brown.

Justement, j’ai vu le film à sa sortie le 19 mai dernier sans avoir lu le livre préalablement, et on a discuté de toute la controverse en matière religieuse que l’adaptation du roman a suscitée. Malgré tout, le très long métrage a attiré des milliers de spectateurs à travers le monde. Beaucoup de commentaires peuvent alimenter des discussions. L’avis qui m’a le plus touché est celui de acteur, Jean Reno qui a confié à un journaliste du magazine Flash diffusé sur le réseau TQS que les critiques de Cannes n’ont pas été en profondeur du contenu du film lors de ses nombreuses séances d’entrevue. Il a lancé avec une certaine moquerie ces propos au représentant de la télévision montréalaise « Du baratin, de la critique de Cannes quoi ! »

Lorsqu’on ne trouve pas une bonne raison, ce ne sont pas les prétextes qui manquent pour crucifier l’autre. Tous les films à caractère religieux subissent le même sort. Ils sont rapidement taxés de blasphématoires. On se souvient d’Amen de Costa -Gavras, de La passion du Christ de Mel Gibson. Naturellement, Da Vinci code ne saurait échapper de la pénitente controverse. En vérité, je constate quotidiennement de choses de loin plus blasphématoires que ce contenu enregistré sur des pellicules. Plus particulièrement des conduites indignes, affligeantes et offensantes de la pédophilie des hommes d’Église. La médisance insidieuse envers son prochain dans le but précis de compromettre sa vie. Déclarer la guerre sans raison valable sans oublier les génocides fratricides.

La Nature n’a-t-elle pas horreur du vide ? Eh bien, l’auteur Dan Brown n’a fait que marcher sur la ligne pure de son imaginaire pour infiltrer le dogme, visiter l’abstrait du symbolisme religieux, bien qu’il en soit arrivé au compromis de modifier le scénario du film par rapport à l’ouvrage pour ne pas offusquer le Vatican & Co. Voulez-vous savoir ce que je pense réellement ! Malgré les lacunes du long métrage, je lève mon chapeau à Dan Brown et au réalisateur Ron Howard. Et je suis heureuse de savoir que possiblement Jésus fut un Être Spirituel mais aussi un Homme de chair et de sens qui aurait probablement goûté au plaisir de la procréation. Ainsi soit-il !

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BÔ KAY NOU


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