Mise à jour le 15 septembre
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Jeudi 23 octobre 2014 06:28 (Paris)

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Washington n’écarte pas la possibilité d’appuyer une annulation des élections

L’administration Obama, qui se prépare à analyser le rapport de la mission technique de l’OEA attendu au début de la semaine prochaine, serait prête à considérer une telle option seulement si les conclusions des experts vont dans ce sens et comportent des éléments probants, affirme Cheryl Mills, chef de cabinet de la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton ; dans l’intervalle, INITE signe son retour sur le double front politique et judiciaire avec la visite de campagne de Jude Célestin dans les quartiers populaires de Solino et Ti Chéry et une plainte contre inconnu déposée au parquet de Port-au-Prince suite à la destruction du siège de la plateforme au pouvoir

L’administration Obama pourrait envisager d’approuver l’annulation du premier tour des présidentielles et législatives controversées du 28 novembre, si telles sont les recommandations de la mission technique de l’OEA qui s’apprête à remettre son rapport d’évaluation du processus électoral, selon une officielle américaine.

Le gouvernement des Etats-Unis attend les résultats du travail des douze experts dépêchés à Port-au-Prince par l’Organisation des Etats américains, a fait savoir vendredi Cheryl Mills, la conseillière et chef de cabinet de la Secrétaire d’Etat, Hillary Rodham Clinton, citée par l’Associated Press.

Elle précise que les Etats-Unis évalueront quelle que soit le mesure jugée nécessaire par l’OEA afin de l’appuyer éventuellement dès que seront connus les résultats du rapport, attendu en principe au début de la semaine prochaine.

"Si la mission de l’OEA conclut qu’une annulation ou une nouvelle élection doit être considérée, certainement cela nous intéresserait de comprendre comment ils sont arrivés à cette conclusion", a déclaré Mme Mills.

Plus loin, elle poursuit "nous voudrions déterminer si ces conclusions sont quelque chose que nous pourrions aussi appuyer. Ce sont les mesures à prendre que nous aimerions évaluer même si je ne pourrais pas leur dire ce que nous allons faire jusqu’à ce que nous ayons pris connaissance des conclusions du rapport".

Mis sur la touche depuis la publication, début décembre, des résultats préliminaires des présidentielles et l’impasse politique qui s’en est suivie, le Conseil électoral provisoire a annoncé cette semaine que le sort de ces élections dépenderait des recommandations des experts de l’OEA.

L’institution souligne qu’un éventuel second tour, initialement prévu le 16 janvier, ne pourra pas se tenir avant le 7 février, date à laquelle le Président René Préval devrait arriver au terme de son mandat et céder la place à son successeur.

Rappelant que des doutes pesaient sur la façon dont s’étaient déroulées les joutes de novembre, objet d’interrogations ou de rejet de la part des sympathisants des trois candidats arrivés en tête, la chef de cabinet d’Hillary Clinton a, en revanche, refusé de dire si Washington était favorable ou non au maintien au pouvoir de Préval au-delà du 7 février.

Accusé par l’opposition d’être le principal responsable de la crise post- électorale dans laquelle Haïti est plongée et de chercher à prolonger son mandat de manière inconstitutionnelle, le chef de l’Etat sortant a clairement indiqué qu’il était opposé à son remplacement par un Président provisoire.

Pour passer le témoin à un successeur élu, il pourrait devoir donc continuer à exercer ses fonctions, si nécessaire, jusqu’au 14 mai, date correspondant à son investiture en 2006.

De violentes protestations contre de présumées fraudes massives orchestrées par le pouvoir avaient suivi la publication des résultats préliminaires ayant donné en tête la démocrate-chrétienne Mirlande Manigat devant le candidat officiel, Jude Célestin, et le chanteur Michel Martelly.

Ce dernier est a priori écarté du second tour censé opposer Mme Manigat, qui était en tournée jeudi sur l’île de La Gonâve (ouest), et M. Célestin ovationné par plusieurs centaines de partisans lors d’une visite, pour le moins surprenante, vendredi à Solino et à Ti Chéry, deux quartiers populaires de Port-au-Prince.

La contre-offensive a été double pour la plateforme présidentielle INITE qui a eu son siège pillé et incendié le 8 décembre, au plus fort des manifestations anti-gouvernementales transformées en émeutes populaires.

Au cours de la même journée de vendredi, une plainte a été, en effet, déposée contre X au parquet de la capitale, dont le commissaire en chef, Harrycidas Auguste, a aussitôt remis à la doyenne du tribunal civil, Jocelyne Casimir, le dossier pour être transféré au cabinet d’instruction.

Le deuxième Sénateur du sud-est et coordonnateur national de INITE, Joseph Lambert, accompagné de son adjoint, l’ancien ministre Jean Joseph Molière, et un conseil juridique composé de Mes Osner Févry et Ephésien Joassaint ont introduit la plainte avec quasiment la certitude de pouvoir obtenir justice et réparation sur fond de confrontations politiques.




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