Mise à jour le 21 novembre
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Vendredi 15 décembre 2017 16:43 (Paris)

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L’un des candidats à la présidence bénéficie d’un écart significatif par rapport à l’autre et aucun parti ne devrait obtenir la majorité absolue à la Chambre basse, selon cinq (5) organismes locaux d’observation électorale, dont le CNO

Le seuil de fraudes au second tour est de loin beaucoup moins élevé qu’au premier ; le mystère et l’incertitude sur les décomptes font planer un certain doute sur la sincérité des résultats, soutiennent ces organismes d’observation

« L’analyse des données d’observation recueillies par les observateurs sur l’ensemble des communes du pays indique clairement que l’un des deux candidats bénéficie d’un écart significatif pour les présidentielles, tandis qu’ aucun parti n’obtiendrait la majorité absolue au niveau de la Chambre des députés », annonce dans un communiqué en date du 31 mars une coalition de cinq (5) organismes locaux d’observation électorale, le Conseil National d’Observation (CNO), l’Initiative de la Société Civile (ISC), le Conseil National Haïtien des Acteurs Non Etatiques (CONHANE), le CERESS et le MOFKA.

Le seuil de fraudes au second tour est de loin beaucoup moins élevé qu’au premier, ajoute la coalition. De ce fait, elle estime que le niveau de fraudes enregistrées ne saurait justifier le renvoi de la proclamation des résultats préliminaires du deuxième tour du scrutin. Les organismes d’observation rappellent à l’appui de leur remarque le fait que, lors du premier tour, les résultats avaient pu être proclamés dans les délais initialement prévus par le Conseil Electoral Provisoire (CEP).

« Tout en admettant que l’application beaucoup plus rigoureuse de critères d’appréciation des procès-verbaux est susceptible d’augmenter la durée du travail des spécialistes concernés au niveau du Centre de Tabulation, il convient cependant de reconnaître que le CEP a manqué d’efficacité et de transparence dans le processus de traitement et de proclamation des résultats », déclarent les 5 organismes d’observation. Ils déplorent en ce sens le fait que « l’opacité du processus de traitement des résultats a conduit à un climat de suspicion et d’incertitude entretenu par la crainte d’une possible manipulation par le CEP du nombre de voix obtenues par les candidats aux législatives et aux présidentielles ».

Les 5 organismes d’observation considèrent que, plus de dix jours après le vote et en l’absence d’éléments de résultats préliminaires qui pouvaient provenir du CEP, de la presse, d’instituts de sondage et d’organismes d’observation électorale, le mystère et l’incertitude font planer un certain doute sur la sincérité des résultats qui sortiraient de la comptabilisation des votes par le Centre de Tabulation.

La proclamation des résultats préliminaires par le CEP devrait respecter la vérité des urnes et devrait se faire à la nouvelle date prévue à cet effet, soit le 4 avril, souhaitent les 5 organismes d’observation.

Les signataires du communiqué, Elvire Eugène (CNO), Rosny Desroches (ISC), Edouard Paultre (CONHANE), Woldson Bertrand (CERESS) et Magdala Jean Pierre (MOFKA) lancent un appel aux candidats, aux partis et à tous les secteurs politiques en général pour qu’ils acceptent le « vote du peuple » et œuvrent constructivement au relèvement du pays et au bien-être du peuple haïtien.

Au fort de la controverse sur l’issue des élections du 28 novembre 2010, les mêmes organismes d’observation avaient pris position contre les résultats publiés par le CEP qui prévoyaient un second tour entre la candidate à la présidence du RDNP, Mirlande Manigat, et son rival du parti officiel INITE, Jude Célestin. Leurs conclusions avaient été alors corroborées par une évaluation réalisée le jour du vote par le Forum économique du secteur privé.

L’Ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince avait justifié son rejet des résultats du premier tour par les conclusions des observateurs internationaux et nationaux (dont le CNO et consorts), ainsi que par celles du Forum économique du secteur privé.




BÔ KAY NOU


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