Mise à jour le 21 novembre
Devenez correspondant(e) de Caraïbe Express c'est partager et faire progresser "Le Lien Entre Les Peuples". Passionnés d'écriture, journalistes professionnels et amateurs, rejoignez notre équipe par mail: redaction@caraibeexpress.com, par téléphone: (509) 38406384 "Caraïbe Express" The Link Between The Peoples le site d'informations culturelles et sportives de la Caraïbes par excellence.
Samedi 25 novembre 2017 04:46 (Paris)

Accueil  »  Archives  »  Année 2011
L’ex-président Jean-Claude Duvalier en route pour Haïti après 25 ans d’exil

L’ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier (1971-1986), chassé du pouvoir par une révolte populaire et qui vivait en exil depuis près de 25 ans, est en route pour Haïti où il devait arriver dimanche en fin d’après-midi, a-t-on appris à Paris de source diplomatique.

PARIS - L’ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier (1971-1986), chassé du pouvoir par une révolte populaire et qui vivait en exil depuis près de 25 ans, est en route pour Haïti où il devait arriver dimanche en fin d’après-midi, a-t-on appris à Paris de source diplomatique.

"Il est à bord de l’avion Air France" qui assure la liaison Paris-Port-au-Prince, a dit à l’AFP un diplomate sous couvert d’anonymat. Cet appareil devait arriver vers 17h30 locales dans la capitale haïtienne. Agé de 59 ans, l’ex-dictateur, surnommé "Bébé Doc", vivait en exil en France depuis près de 25 ans.
Le retour imprévu de l’ancien président survient alors que Haïti vient de commémorer le premier anniversaire d’un séisme meurtrier et que le pays le plus pauvre du continent américain est plongé dans une impasse politique, trois semaines avant la fin du mandat du président sortant René Préval.
Le second tour de l’élection présidentielle tenue le 28 novembre a été repoussé sine die et aucune indication n’a encore été donnée par les autorités haïtiennes sur le nom des candidats qui s’opposeront lors du deuxième scrutin.
En 2007, Jean-Claude Duvalier était intervenu sur les ondes haïtiennes pour demander "pardon au peuple haïtien pour les erreurs commises pendant son règne". Dans un message adressé aux Haïtiens depuis son exil en France, il avait aussi estimé que "la division était le principal problème d’Haïti".
En doutant de la sincérité de ce message, le président René Préval avait alors relevé que s’il y avait "le pardon", il y avait aussi "la justice". L’ex-dictateur a notamment été accusé de détournements de fonds pendant l’exercice de son pouvoir. Les autorités d’Haïti estiment que plus de 100 millions de dollars ont été détournés sous le couvert d’oeuvres sociales jusqu’à la chute en 1986 de "Bébé Doc" qui avait succédé en 1971 à son père François Duvalier, élu président en 1957.
La France avait accepté en 1986 d’accueillir Jean-Claude Duvalier, alors que ce dernier était confronté depuis fin novembre 1985 à des manifestations anti-gouvernementales, au cours desquelles plusieurs dizaines d’Haïtiens ont trouvé la mort.
Comme le président Jean Bertrand Aristide en 2004, "Bébé Doc" avait été poussé à la démission par les Etats-Unis et il avait quitté le pays le 7 février 1986 à bord d’un avion de l’US Air Force. Jean Bertrand Aristide vit aujourd’hui en exil en Afrique du Sud.
Le départ de Jean-Claude Duvalier avait mis fin au règne duvaliériste, né vingt-huit ans plus tôt avec l’arrivée démocratique au pouvoir de François Duvalier, alias "Papa Doc", auquel il a succédé en 1971 à 19 ans, pour devenir "président à vie".
Sa demande d’exil ayant été rejetée par la Suisse, l’Espagne, la Grèce, le Maroc et le Gabon, c’est finalement en France, à l’origine à titre temporaire, que Jean-Claude Duvalier s’était rendu.
"On a accueilli l’ancien président d’Haïti uniquement parce que cela permettait de libérer le pays de la dictature", avait alors déclaré le Premier ministre de l’époque, Laurent Fabius.
L’ex-président avait ensuite profité d’une retraite dorée dans de vastes demeures de la Côte d’Azur.




BÔ KAY NOU


Les fils info de Caraïbe Express
  • La UNE
  • Culture
  • Vos Sorties

   » Faites connaître ce site à un ami