Mise à jour le 12 juillet
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Mercredi 16 août 2017 17:19 (Paris)

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Incidents violents lors d’un meeting de Mirlande Manigat au Cap-Haïtien : Plusieurs blessés

La candidate, dont le cortège a été bombardé de pierres et de présumés agents de sécurité ont brutalisé les partisans de Michel Martelly venus perturber le rassemblement, demande à des milliers de supporters de gagner les rues dès le lendemain du scrutin présidentiel

De graves incidents ont fait jeudi après-midi plusieurs blessés lors d’un meeting au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince) de Mirlande Hyppolite Manigat en présence de milliers de partisans et sympathisants de la candidate démocrate-chrétienne auxquels se sont heurtés plusieurs centaines de supporters déchaînés de son rival, Michel Martelly dit "Sweet Micky".

Sur la place Notre-Dame, des individus qui avaient infiltré la foule en brandissant des photos du candidat de Repons Peyizan ont été roués de coups et leurs vêtements déchirés par des hommes en noir présentés comme des membres de la sécurité de Mme Manigat.

En réaction, les farouches partisans de Martelly se sont réfugiés au cimetière du Cap d’où ils se sont mis, pendant de longues minutes, à lancer des pierres et des bouteilles afin de disperser leurs vis-à-vis du camp adverse.

Entourée de son état-major de campagne, des rappeurs du groupe très populaire Barikad Crew et de footballeurs internationaux, Mirlande Manigat a pu délivrer son message et exprimer avec optimisme sa détermination à remporter le second tour des présidentielles, le 20 mars prochain. Dans une atmosphère très mouvementée, l’aspirante à la succession de René Préval a appelé ses partisans à se mobiliser dès le lendemain du scrutin en vue de contrecarrer son rival qui serait prêt à lâcher ses troupes dans les rues pour revendiquer sa "victoire".

"Ipokrit yo sezi" (les hypocrites sont surpris de voir ça), ont lancé à l’unisson, pour traduire l’ampleur du rassemblement, la constitutionnaliste et ses partisans renforcés par ceux du candidat au Sénat de la plateforme au pouvoir INITE, l’ex-Député Lavalas Nahoun Marcellus, en ballottage favorable dans le nord.

Mme Manigat, qui a circulé à pied dans la cité christophienne, s’est par ailleurs moquée de la performance jugée "quelconque" de M. Martelly, lors du premier débat télévisé, par moment tendu, ayant opposé mercredi les deux concurrents.

Par la suite, la professeure s’est rendue à l’archevêché du Cap-Haïtien où elle s’est entretenue avec l’archevêque métropolitain, Mgr Louis Kébreau.

Dans l’intervalle, les musiciens de Barikad Crew qui performaient sur la place Notre-Dame en soutien à la candidature de Mme Manigat ont été contraints de plier bagage suite à une vive panique (kouri) ayant provoqué le départ précipité de beaucoup de spectateurs.

Auparavant, l’un des chanteurs vedettes, Izolan, avait été pourchassé par des partisans en colère de Michel Martelly.

Très nombreux dans la deuxième ville du pays, les supporters de "Sweet Micky" ont été les premiers à déclencher les hostilités. Le cortège de Mme Manigat a été la cible de jets de pierre soutenus malgré la présence de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).

Le camp Manigat avait juré de relever le défi que lui avait posé le candidat-chanteur, auteur d’un meeting colossal au Cap à l’ouverture de la campagne présidentielle.

A dix jours du second tour, la tension est montée d’un cran et le climat sécuritaire tend à se dégrader après une série d’incidents ayant surtout visé l’équipe de la démocrate-chrétienne.

Une organisation de défense des droits humains, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), a attribué à la police l’exécution sommaire de trois jeunes colleurs d’affiches de la campagne de Mirlande Manigat retrouvés morts après avoir été arrêtés et torturés.

Mardi, au cours d’une visite à la maternité de l’hôpital de l’université d’Etat (HUEH) à l’occasion de la journée internationale de la femme, la candidate et ses proches avaient été attaqués à coups de pierre.

Outre un Président, 4,7 millions d’haïtiens seront appelés le 20 mars à élire sept Sénateurs et près de 75 Députés.




BÔ KAY NOU


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