Mise à jour le 12 octobre
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Vendredi 20 octobre 2017 19:46 (Paris)

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Une trentaine d’haïtiens partis après le 12 janvier, emprisonnés aux Etats-Unis

Transportés sans visa par des avions militaires américains tout de suite après le séisme, ils sont menacés de déportation tout comme 35 autres compatriotes placés en taule dans plusieurs Etats américains

Au moins 30 ressortissants haïtiens ayant laissé le pays sans visa à bord d’avions militaires américains, peu après le séisme dévastateur du 12 janvier, sont incarcérés depuis près de trois mois dans un centre de détention de Floride, sur ordre des services d’immigration des Etats-Unis, rapporte jeudi le New York Times.

Affirmant que leurs clients n’avaient aucune histoire criminelle, leurs avocats ont réclamé leur libération et présenté certains d’entre eux comme des rescapés sortis des décombres ou ayant perdu des parents dans la catastrophe.

Ces compatriotes étaient à la recherche d’aliments, de sécurité ou de soins médicaux à l’aéroport international Toussaint Louverture lorsqu’ils ont pu profiter des évacuations massives alors en cours pour se rendre aux Etats-Unis.

Cependant, à leur arrivée déclarée illégale, ils ont été conduits dans une prison de Broward County.

Malgré un ordre de déportation émis contre eux par les autorités migratoires, les voyageurs n’ont pas été refoulés à Port-au-Prince en raison de la décision de l’administration Obama de suspendre les déportations vers Haïti depuis la tragédie du 12 janvier.

Interrogé par le New York Times, un porte-parole des services d’immigration, Brian Hale, a indiqué qu’une procédure a été engagée en vue de "libérer" les 30 détenus de Floride.

Par ailleurs, 35 autres haïtiens arrivés illégalement sur le territoire américain après le séisme, pour certains des boat people, sont également détenus à travers les Etats-Unis.

Rappelant que seules les personnes qui se trouvaient aux Etats-Unis avant le cataclysme pouvaient obtenir le statut de protection temporaire (TPS) pour une période de 18 mois au moins, le porte-parole prévient que "tous les autres illégaux ayant quitté Haïti après le 12 janvier seront arrêtés, emprisonnés et soumis aux procédures de déportation".

De leur côté, des avocats du Florida immigrant advocacy center ont dénoncé le refus des autorités américaines de laisser un psychotérapeute parlant créole fournir une assistance psychologique gratuite aux détenus gravement traumatisés.

Les familles de plusieurs des personnes concernées, dont Mike Kenson Delva et Lunva Charles, souhaitent qu’elles soient libérées afin de pouvoir s’installer définitivement aux Etats-Unis.

Au cours de la vague de départs ayant suivi le 12 janvier, des milliers de ressortissants étrangers et haïtiens avaient fui Haïti à destination de différents pays et territoires de la Caraïbe, de l’Amérique du Nord ou de l’Europe.

La violente secousse d’une magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter a dévasté le pays et fait officiellement 230.000 morts, 300.000 blessés et environ 1,5 million de sans-abri.




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