Mise à jour le 21 novembre
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Vendredi 15 décembre 2017 16:38 (Paris)

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Les anti-Préval ne démordent pas : la démission obligatoire

Plusieurs centaines de manifestants ont encore une fois défilé mardi dans les rues de Port-au-Prince pour exiger le départ inconditionnel du chef de l’Etat avant de nouvelles manifestations jeudi

Plusieurs centaines de personnes entourées de plusieurs dirigeants de l’opposition ont manifesté une nouvelle fois mardi à Port-au-Prince pour réclamer le départ immédiat du Président René Préval confronté désormais à une crise politique doublée d’un mécontentement social grandissant quatre mois après le séisme dévastateur du 12 janvier.

Le chef de l’Etat, qui doit affronter l’équation la plus difficile de son second et dernier quinquennat, est l’objet depuis plusieurs semaines de manifestations de rue à répétition l’accusant de concentrer tous les pouvoirs et d’avoir scellé une alliance avec la communauté internationale au mépris de la souveraineté nationale et des revendications de la population.

Divisés en trois branches dont les points de départ respectifs étaient Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), place Jérémie et portail St-Joseph, devant les ruines de l’église St-Jean Bosco (centre-ville), les protestataires ont convergé sans incident vers le Palais National (siège de la présidence) en lançant sur tout le parcours des slogans hostiles au régime à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) dénoncée comme une "force d’occupation".

Parallèlement, à la mobilisation de la rue, des inscriptions antigouvernementales fleurissent sur les murs de la capitale.

Présent parmi les manifestants, le leader de la Fusion des sociaux-démocrates et membre du directoire de la plateforme politique Alternative, Victor Benoît, a indiqué que ce nouveau rassemblement visait à dénoncer les pratiques politiques du Président Préval contraires aux normes démocratiques.

Très critique envers la MINUSTAH, le professeur Benoît en a profité pour condamner l’intervention brutale des casques bleus brésiliens dans l’enceinte de la faculté d’ethnologie où un étudiant a été arrêté lundi et la récente déclaration d’Edmond Mulet annonçant, le premier, la tenue des prochaines élections le 28 novembre.

Ces propos du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU illustrent parfaitement la "mise sous tutelle" d’Haïti, selon le dirigeant de la Fusion.

Autre chef de parti très actif sur le front de la mobilisation anti-Préval, le leader du PNDPH et de la plateforme Rasanble, Dr Turneb Delpé. Il croit qu’il serait immoral de tenir des élections dans les conditions actuelles et souligne la ferme détermination des opposants à dégager un compromis historique afin de donner une nouvelle orientation au pays, une fois obtenue la démission du chef de l’Etat.

Outre les partis et plateformes politiques, les partisans de Jean-Bertrand Aristide ont continué d’exiger l’attribution d’un passeport diplomatique à l’ex-Président Lavalas exilé depuis 2004 en Afrique du Sud.

D’anciens employés licenciés de la compagnie téléphonique nationale TELECO récemment privatisée et des sociétaires de coopératives escroqués se trouvaient également dans les rues.

Première des deux journées de manifestation prévues cette semaine, la mobilisation de mardi sera suivie de nouveaux rassemblements jeudi à Port-au-Prince et dans différentes villes de province.

De nombreuses voix se sont élevées ces dernières semaines dans la classe politique et la société civile contre le vote par le Parlement de deux lois contestées, l’une prorogeant de 18 mois l’état d’urgence post-séisme et l’autre autorisant René Préval à rester au pouvoir si nécessaire jusqu’au 14 mai 2011.

La constitution fixe au 7 février la fin du mandat présidentiel et l’intronisation de son successeur.




BÔ KAY NOU


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