Mise à jour le 12 juillet
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Mercredi 16 août 2017 17:20 (Paris)

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Le pouvoir impose son CEP à la classe politique

René Préval maintient tel quel un organisme contesté avec un mandat élargi comprenant la réalisation des prochaines élections présidentielles, législatives, locales et indirectes ; ulcérés, des dirigeants de l’opposition dénoncent des "scrutins manipulés à l’avance"

L’Exécutif a décidé de confier au Conseil électoral provisoire, pourtant très décrié, la mission de réaliser les prochaines élections présidentielles, législatives et locales qui devraient se tenir à la fin de l’année -probablement le 28 novembre- alors que le contexte politique est marqué de plus en plus par une tendance à la polarisation, cinq mois après la tragédie du 12 janvier.

Dans un arrêté présidentiel daté du jeudi 24 juin et approuvé par l’ensemble du cabinet ministériel, le chef de l’Etat, René Préval, annonce la modification du mandat initial du CEP qui, avant le séisme dévastateur, limitait ses attributions à l’organisation du scrutin destiné à renouveler un tiers du Sénat. Désormais, il est habilité à organiser des élections générales pour désigner le prochain Président de la république, dix Sénateurs et 99 Députés.

Il est également prévu le déroulement sous l’autorité du CEP des consultations locales (maires, casec, asec et délégués de ville), d’élections partielles visant à combler des sièges vacants à la Chambre haute et des élections indirectes prévues au niveau des assemblées municipales et départementales ainsi que des conseils départementaux et du conseil interdépartemental.

L’arrêté souligne que ces scrutins, qui doivent notamment permettre la formation du Conseil électoral permanent, seront programmés après la mise en place par le Parlement du cadre légal réglementant l’organisation et le fonctionnement des collectivités territoriales.

Le mandat de l’organisme électoral n’arrivera à son terme que lorsque l’ensemble du cycle électoral aura été bouclé.

Cette décision controversée du Président René Préval, en fin de mandat et dont le départ est réclamé depuis plusieurs semaines dans des manifestations de rue, a été immédiatement rejetée par plusieurs leaders de l’opposition et de la société civile. Parmi eux, Edgard Leblanc Fils, dirigeant de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) et de l’Alternative, Dr Maryse Narcisse, dirigeante de Fanmi Lavalas et représentante de Jean-Bertrand Aristide et Rosny Desroche, directeur exécutif de l’Initiative de la société civile (ISC).

Afin d’offrir aux différents protagonistes l’opportunité de sortir de l’impasse politique actuelle, des groupes dela société civile avaient proposé cette semaine le renvoi de l’actuel CEP impliqué dans des scandales en cascade et son remplacement par un organisme plus consensuel largement inspiré des dispositions transitoires de la constitution. spp/Radio Kiskeya




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