Mise à jour le 12 octobre
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Vendredi 20 octobre 2017 19:58 (Paris)

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Haïti-Séisme : Quelle formule pour la réouverture des classes dans les zones affectées ?

L’incertitude demeure sur la reprise dans un court délai des activités scolaires dans les zones directement frappées par le séisme du 12 janvier, qui a détruit ou endommagé un fort pourcentage des infrastructures d’enseignement.

Des écoles privées, étatiques et congréganistes ont été démolies ou mises hors d’état de fonctionner et il personne ne sait quand réellement elles pourront reprendre leurs activités, malgré la volonté exprimée par le gouvernement pour une réouverture en mars.

Le ministère de l’éducation nationale a annoncé qu’il conduit une évaluation pour savoir l’état physique des infrastructures restantes et étudie la possibilité d’installer des tentes capables d’héberger les activités académiques.

Le Collectif des Écoles Privées de l’Ouest (COLEPO) affirme sa disposition à travailler avec le gouvernement pour trouver « la meilleure formule » pour éviter la perte l’année scolaire.

« Dans d’autres pays qui ont connu la guerre, les écoles ont pu fonctionner », fais valoir l’organisation. Elle souligne que l’activité scolaire est la base du développement et qu’on ne peut pas garder les écoles fermées.

Le sociologue Daniel Suplice invite le gouvernement à prendre des initiatives exceptionnelles pour faciliter la réouverture des écoles. « Le gouvernement doit trouver des fonds pour favoriser des prêt à faible taux d’intérêt aux propriétaires d’écoles », suggère-t-il.

1,5 millions d enfants sont aujourd’hui concernés par le problème de la réouverture des classes, selon , le ministre de l’éducation nationale, Joel Jean-Pierre.

A l’initiative de leurs parents, une minorité d’élèves ont pu être transférés en République dominicaine, en Guadeloupe, au Canada et aux Etats-Unis pour essayer de terminer l’année scolaire. On ne sait pas si dans tous les cas l’adaptation est possible en ce qui concerne les programmes scolaires suivis ou la langue d’enseignement.

Les écoles qui ont été épargnées par le séisme du 12 janvier dans les villes de province, reprennent ce lundi 1er février, selon ce qu’annonce le gouvernement.

C’est le cas également du lycée Alexandre Dumas, appelé communément Lycée français, qui devient ainsi la première école de la capitale à reprendre les cours depuis plus de 15 jours.

Cette semaine les élèves des classes dites d’examens sont invités à poursuivre leur programme grâce à une plateforme de télé-enseignement.

La plateforme comprend environ 6 modules et permettra aux élèves d`échanger avec leurs professeurs de Paris via un système informatique.

« Le lycée Alexandre Dumas a une responsabilité particulière, parce que c`est un établissement qui travaille en réseau avec beaucoup d’établissements partenaires pour des élèves qui passent aussi des examens de type Bac I français », explique l`ambassadeur de France en Haïti Didier Le Bret, qui a rencontré les parents d’élèves du lycée le 30 janvier dernier.

Cette rencontre s`est déroulée avec le concours du président de l`association des parents d`élèves, Peter Frish et le directeur du lycée, Jean Marc Orsat.

Début mars, les autres élèves qui sont encore sur le sol haïtien pourront retourner au lycée s’ils le souhaitent, précise Didier le Bret. Le lycée préparera en même temps la prochaine rentrée scolaire en septembre.

« L`école c`est vitale », souligne l’ambassadeur francais, et l’idée « c’est de permettre à ces jeunes de trouver un environnement qui les restructure, qui leur redonne aussi de l’espoir »

En dépit de la menace de nouvelles répliques, « il est important de ne pas donner non plus le sentiment que tout s’arrête à Port-au-Prince et qu’on va rester là sans rien faire », souligne-t-il.

Il formule également le souhait que le lycée Alexandre Dumas mette à disposition des autres écoles du pays une partie des aides qui lui seront accordées.

Par ailleurs, environ 200 étudiants haïtiens pourront être accueillis dans des universités de Guadeloupe, de Martinique et de la Guyane, annoncent les autorités françaises




BÔ KAY NOU


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