Mise à jour le 12 juillet
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Mercredi 26 juillet 2017 14:39 (Paris)

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HAITI 12 JANVIER 2010 ! UN TOURNANT ?

RÉFLEXION ET PROPOSITIONS DU GREH SUR LA RECONSTRUCTION

La tragédie du 12 Janvier a placé la population haïtienne, le gouvernement de la République et la communauté internationale face à un terrible constat : l’état de désorganisation et de faiblesse de l’Etat haïtien. Nul ne peut ignorer que le président René Préval a fait, en Haïti et à l’étranger, la promotion de la faiblesse du pays. Il a repris avec persistance la théorie aristidienne « … Depuis deux cents ans … ». Raccourci inventé pour tenter de dédouaner la classe politique post Duvalier de sa responsabilité dans la déstructuration du pays. On a même eu droit à la rengaine personnelle du chef de l’Etat : déstabilisation et coup d’état. Théorie que ses deux mandats à la tête de l’Etat démentent.

Le gouvernement, réveillé de sa léthargie par l’importance et la rapidité de la réaction internationale, a tout simplement abdiqué. Pourtant il louvoie convoitant la manne qui peut résulter d’un tel désastre ; il se positionne comme interlocuteur légal, et, c’est vrai, de ceux-là qui viendront avec les milliards ; il exploite le dénuement des citoyens à des fins politiques ; et voudrait même profiter de la situation pour lancer les élections sous les décombres encore fumantes conservant dans leurs entrailles nombre de corps ensevelis.

La communauté internationale, bien au courant des pratiques prédatrices du gouvernement a même enlevé à celui-ci le droit de distribuer la nourriture aux sinistrés et, comme pour signifier son mépris des dirigeants haïtiens, le président OBAMA dans son adresse, le 14 Janvier, n’a, pas une seule fois, mentionné le gouvernement d’Haïti. Cette communauté internationale entre aussi dans le débat avec des attitudes suscitant de sérieuses interrogations : le massif positionnement militaire des Etats-Unis dépasse, bien sûr, les besoins du simple secours humanitaire. La sourde querelle entre la nation étoilée et les anciens maitres de la colonie de Saint-Domingue fait croire à des intérêts autrement plus sérieux que le simple désir d’aider. Ces attitudes font déterrer les dossiers sur les richesses cachées d’Haïti. Et the least but not the last cette bizarre déclaration du sous-proconsul américain Luis Luck de l’USAID qui affirme à la télévision qu’il n’y a pas de corruption en Haïti. Il n’ignore pas, cependant, que le premier programme cash for Works mis en branle par son administration est piraté par le gouvernement qui donne une occasion à ses députés candidats de se faire une popularité, à titre de superviseur, comme donneurs de jobs ce, naturellement en prévision des prochaines élections que le président, déjà, veut lancer. La population livrée à elle-même a eu, comme toujours, recours à la solidarité entre les survivants. Elle prend, peu à peu conscience du poids de la politique dans sa vie de tous les jours.

Et, naturellement, au-delà des tâches incompressibles de l’urgence, il faut penser à la reconstruction. Et, déjà la danse des milliards ! Aussi, celle des vautours haïtiens et étrangers ! Si de nombreuses personnes ont reconnu que le nombre élevé de morts, de blessés et de disparus est essentiellement dû à l’hyper concentration de toutes les activités liées à la vie à Port-au-Prince, paradoxalement toutes les initiatives annoncées, pour traiter la deuxième phase de l’urgence, semble vouloir, encore, re-concentrer l’action sur Port-au-Prince.
On voudrait, semble t-il, organiser, en périphérie de la capitale, presque totalement détruite, des camps de concentration, suivant la mise en garde du recteur de l’université Kyskeya Jackie Lumarck. On attendait 200.000 tentes ; on veut maintenant des bâches sans savoir sur quels terrains on ira les planter. Comme dans une tour de Babel. Je me demande si le président savait que les premiers conseillers à qui il devait faire appel en une telle circonstance sont par ordre : des sociologues, des psychologues, des militaires, des géologues, des urbanistes, des ingénieurs et architectes, des financiers et économistes, des communicateurs, ect…

LA POLITIQUE ENCORE

Tous ceux-là qui ont accouru au chevet d’Haïti tout de suite après la tragédie du 12 Janvier se sont retrouvés face à un choix : agir avec ou sans le gouvernement d’Haïti. Et, la politique qui reprend ses droits. Légitimement, on est en droit de se demander s’il est juste d’appliquer l’étiquette politique à cette chose immonde que nous pratiquons en Haïti tant elle est distordue sous les coups de boutoirs du « maitredamisme » triomphant. Malheureusement c’est la politique qui va décider si la tragédie du 12 Janvier 2010 va être un tournant positif dans l’histoire d’Haïti. Mes doutes sont nombreux tant le bruit des vautours est déjà trop assourdissant ! Assourdissant aussi le bal des milliards de petits projets qui, déjà, encombrent les allées où s’engagera inévitablement l’international par choix cynique, par cupidité ou par une ignorance surtout alimentée par de l’arrogance. Les mauvaises langues diront « Il rechigne déjà de n’être pas sûr d’avoir sa part de ce gâteau milliardaire qui pointe à l’horizon ». D’autres plus amicaux et plus tendres, s’inquiéteront de l’intervention, encore une fois, une fois de trop, de cet oiseau de mauvais augure ! C’est qu’en réalité je suis par dessus tout terriblement inquiet par ce qui risque fort de se passer.

Des tournants mal négociés ou carrément piratés et prostitués

Haïti est une histoire de grands rendez-vous manqués. C’est vrai que Jean Jacques Dessalines a réalisé le tour de force de changer, au bénéfice de l’humanité, le concept millénaire de l’asservissement de l’homme par l’homme remettant ainsi à l’heure la pendule trop bien réglée de l’occident. C’est vrai aussi que Pétion organisera son assassinat qui sera ensuite maquillé pour l’histoire (toujours écrite par les vainqueurs) en la trahison du pont rouge. Pourtant, à lire lois et actes sous Jean-Jacques Dessalines on peut constater que tout était conçu par l’Empereur pour une société de progrès et de partage.

Il est de notoriété internationale que le président Dumarsais Estimé a allumé la torche du tourisme dans la Caraïbe en inaugurant les grands travaux du bicentenaire. L’histoire retient aussi qu’il a été cueilli dans son envol par le général Paul Eugène Magloire le 10 mai 1950.

La chute du Président Jean-Claude Duvalier devait marquer l’avènement de la démocratie en Haïti. Rapidement kidnappée, il ne reste, aujourd’hui, que les lambeaux du vocable et les panneaux à la peinture écaillée des coups d’état électoraux amenant au parlement haïtien de nombreux citoyens suspectés d’avoir été associés à des crimes de sang. Prises en otage et utilisées comme épée de Damoclès sur la tête du reste de la société, les populations de cité soley ci devant cité Simone continuent à vivre dans la pestilence inhumaine au quotidien. Ca fait vingt quatre ans que cela dure.

Attention danger

Si le désastre du 12 Janvier a mis à nu l’incompétence et l’esprit clanique de l’Exécutif haïtien, les réflexes tilolit et bassement politiques ont témoigné, par contre, d’une terrible agilité. Le désir de s’accaparer rapidement des milliards en perspective ont, tout au moins, rendu opérationnels les guichets de réception de la BRH qui, trois jours après le drame, était déjà en position de recevoir les premiers centaines de millions de dollars de l’international. On a été bien gâté des pleurnicheries du Président Préval contre ceux-là qui ont préféré verser dans les caisses des ONG les millions perçus au titre des téléthons et autres manifestations de solidarité du monde entier.

On a vu les indécents, à la télé, tenter de profiter de la situation en télévisant une distribution de kits alimentaires au mépris de la dignité de vieilles femmes, les sauveurs portant casquettes et maillots flambants neufs avec le slogan gouvènman’n avèn,n comme s’il existait une possibilité qu’il fût contre eux en une telle circonstance. Que de mobiliser les partis politique et les organisations de la société civile pour coordonner et organiser les urgences, le Président Préval a préféré l’opprobre de la communauté internationale se chargeant elle-même via ses ONG de la distribution de l’aide alimentaire et, nos chefs, sans vergogne se plaindre et avouer quand le peuple crie sa faim : Se pa gouvènman an kab bay manje se ONG.

Des chiffres certainement fantaisistes inventés pour la consommation internationale sont publiés par le gouvernement sur le nombre de morts, qu’ils ont fait passer à 230.000. Trois cent mille crie le Président Préval revenant de sa promenade mexicaine. Le nombre de maisons détruites, le nombre de personnes sinistrées, même le nombre précis des déplacés volontaires vers les provinces sont donnés. Je m’attends à lire les prochains jours des statistiques précises sur le nombre de ceux-là qui sont déjà retournés à la capitale. Le gouvernement se cache soigneusement derrière la protection civile pour affirmer ses sornettes. La protection civile qui, justement, pendant les premiers cinq jours du drame n’a jamais été activée.

Je suis devenu carrément inquiet quand j’ai vu, à la télévision, l’un des dauphins déclarés du président Préval, architecte de son état, associé depuis plus de vingt ans au pouvoir qui nous a conduits à ce désastre, tenter d’associer le secteur populaire à la conception de la reconstruction d’Haïti. La menace politique est claire, l’échec de cette reconstruction aussi si nous n’y prenons garde.

Je suis également inquiet en lisant les propositions de solutions pour gérer l’urgence et les concepts plutôt légers qui seraient des propositions pour la reconstruction. C’est au nom de toutes ces appréhensions et peurs que j’interviens dans le débat pour dire ce que je crois à propos de ces deux mouvements totalement imbriqués l’un dans l’autre :

PHASE FINALE DE L’URGENCE ET LA RECONSTRUCTION

La tentation voudrait que plus de 65.000.000 de dollars américains devraient être investis dans l’achat de tentes et de bâches qui ne pourront être fabriquées et rendues en Haïti seulement après six mois. Comme si les places publiques, les rues et les espaces privés occupés par les réfugiés pourront l’être encore pendant six mois. J’ai comme l’impression qu’on voudrait faire dire à notre premier ministre que seulement 5% des employés de l’administration publique seront gardés, dans l’immédiat, par l’Etat. Cette thèse voudrait donc confirmer cette hérésie du maire de carrefour justifiant sur les ondes de radio Caraïbes la mise en disponibilité sans solde de la grande majorité des employés de la mairie de cette commune. Enfin ! De très belles journées d’émeute en perspective ! Quant à la reconstruction, il parait que Port-au-Prince devrait être l’épicentre de cette démarche avec la reconstruction du palais national au cœur des préoccupations. Alors là. Je dis tout simplement halte là !

Les moments de l’urgence

Le plus gros succès a été les solutions apportées en masse au niveau de l’urgence médicale. Le suivi doit être fait avec la même dextérité. Les mesures de l’urgence doivent déjà permettre aux gens de recommencer à vivre, à fonctionner de manière autonome et stimuler à nouveau le rêve et les désirs et les ambitions. On doit rapidement s’éloigner du confort de l’assistanat.

Il faut :
a) Relocaliser les gens occupant les places publiques, les rues et les espaces privés et commerciaux.
b) Adopter le modèle d’organisation du Cepem pour réguler la vie au quotidien des gens sur une période maximale de 3 mois
c) Faire circuler l’argent en payant tout de suite les employés du secteur public ou leurs ayant droit et aider les business privés encore debout à payer à leurs employés les mois de janvier, de février et de mars.
d) Refaire fonctionner tous les business privés qui le peuvent, si nécessaire, avec un appui financier de l’état au plus tard au mois de mars
e) Travailler sur la réadaptation et l’intégration des milliers de handicapés du sinistre en facilitant l’accès à l’apprentissage d’un métier (pour ceux-là qui n’en avaient pas encore) et l’embauche ou la remise au travail dans les six mois à venir ou quand les conditions de santé le permettront de ceux-là qui en avaient déjà un.
f) Créer des conditions d’accueil au niveau des 115 communes extérieures aux villes métropolitaines pour permettre l’arrivée des autochtones de Port-au-Prince et de la diaspora dans le grand concert-compétition de la reconstruction.
g) Réduire drastiquement ou éliminer les camps par l’offre des premiers mouvements de la reconstruction.
Les moments de la reconstruction

On parle beaucoup de reconstruction comme s’il était question d’initier ce mouvement par la reconstruction de la ville de Port-au-Prince ou comme si la reconstruction était une affaire exclusivement physique. Les premiers mouvements de cette reconstruction doivent être à mon sens la mise sur pied du symbole que représente l’Etat à travers une grande coumbite stimulant les sentiments d’appartenance locaux. On a vu avec quelle spontanéité les gens se sont retournés vers leurs peyi (lieux d’origine) aux premiers jours de la catastrophe. C’est le moment idéal pour permettre l’éclosion du leadership dans chaque commune et, dans chaque secteur d’activité. Un leadership basé sur la compétence, le dévouement, le savoir-faire, le courage, l’abnégation et le sens de l’intérêt collectif. C’est à travers ce mouvement qu’on découvrira les futurs maires et membres des administrations des futures administrations communales.

Les étapes :
a) Préparer les conditions physiques de vie pour une période de trois mois, au niveau des 115 communes pour accueillir tous les techniciens originaires de ces communes qu’ils soient sur place, à Port-au-Prince ou à l’étranger.
b) Travailler simultanément sur les grandes options stratégiques de l’Etat dans toutes les branches de l’activité nationale c) Lancer un appel pour leur intégration locale avec famille pour produire à partir des orientations stratégiques du nouveau gouvernement ce que seront, dans la commune : l’instruction, la santé, l’agriculture, les infrastructures, la communication, les sports et les loisirs, l’approvisionnement, l’état civil, la justice, la sécurité etc…
d) Lancer la construction au niveau de la section communale la plus proche de la commune la MAISON DU CASEC en tant que représentant physique de l’Etat. (Voir le programme politique du GREH in Le meilleur choix)
e) Construire au niveau de la section communale les villages type conditions économiques moyennes (habitat de 500.000 gourdes). Regroupement rural habitat de 150.000 gourdes avec une toilette moderne et au moins deux chambres. Les modèles existent à Jimani.
f) Lancer la construction, au niveau de la commune la construction du bâtiment administratif communale
g) Préparer simultanément les fonctionnaires du nouvel Etat (connaissances techniques et administratives)
h) Lancer la construction au niveau de la commune de trois types de villages avec des maisons des 1.000.000 de gourdes, de 500.000 gourdes et de 200.000 gourdes
i) Au niveau du département mettre en place le gouvernement départemental en faisant du délégué de la constitution de 1987 un ministre délégué siégeant au conseil des ministres.
j) Jeter les bases de la construction du palais départemental, du palais de justice, de la base militaire régionale
k) Reformater les villes départementales pour l’exploitation touristique locale et internationale (avec tous les services)
l) Au niveau régional Solliciter de la France, de la Suisse, de la Belgique, du Canada, des États-Unis, de certains pays d’Afrique des bataillons de retraités de l’université et des secteurs professionnels pour la mise en place avec les responsables universitaires locaux d’un curriculum universitaire national et des contenus des programmes de formation professionnels. Ils devraient accompagner par rotation, pendant dix ans, l’action universitaire haïtienne
m) Construire 4 campus universitaires dans le Nord, dans le Centre, dans l’ouest, et dans le sud
n) Construire 4 campus de formation professionnelle dans ce mêmes régions
o) Construire, au niveau des régions quatre bases militaires
o) Tenir compte dans toutes ces constructions, des menaces écologiques, cyclones, ouragans, les risques de Tsunami et les menaces sismiques

Ces mouvements à eux seuls permettront de susciter l’intérêt pour les villes de province et dégonfler la capitale. C’est alors et alors seulement qu’il faudra revenir sur Port-au-Prince où, entretemps toute nouvelle construction doit être interdite à part les écoles, les centres de santé, les commissariats et les tribunaux.
Dans ce vaste mouvement, au niveau central, les techniciens devront donner leur avis, au départ, sur le nouveau plan de réaménagement du territoire en tenant compte des menaces liées à la grande faille du nord. Évidemment le préalable à la mise en branle d’une telle stratégie est la mise en place d’une équipe gouvernementale stratège (un gouvernement d’union nationale) voulant récupérer d’abord la dignité nationale et ensuite la souveraineté d’Haïti sous tous les aspects.

La destruction était une conséquence de la prostitution des valeurs morales et de la centralisation. La construction ne sera un succès que si elle est articulée autour de la remise en vigueur des valeurs avec la décentralisation comme point de départ.

STRATEGIE GENERALE

CONCEPT : Tourner le dos à Port-au-Prince siège de la catastrophe

On ne se rend, peut-être, pas encore compte qu’il n’y a pas de travail à Port-au-Prince et qu’il n’y en aura pas, en quantité suffisante, (direct ou indirect) dans les meilleures conditions, avant un an. D’ailleurs, il n’est pas souhaitable, si on ne veut pas recréer les mêmes conditions du désastre, de donner du travail à Port-au-Prince (à part le nettoyage de la ville, le décongestionnement des exutoires et le déblayage des décombres). Il faut prioriser :
a) L’intégration (provinciaux résidents à P-au-P, Haïtiens vivants à l’étranger et autochtones, étrangers)
b) Le travail citoyen (sens des valeurs et civisme)
c) Stimuler l’appartenance géographique (Qui ne peut aimer sa région ne peut aimer son pays)
d) Permettre la mise en valeur de la compétence pour l’émergence du leadership naturel

PHASE I : relocalisation des populations et décentralisation

I.-1 Inventaire des communes

a) Les communes métropolitaines............................................ 19

b) Les communes spéciales avec un potentiel touristique énorme (traitement spécial).................. 8
• L’Ile de la Tortue
• L’Ile de la Gonâve (2 communes)
• L’ile à vaches
• Le môle St Nicolas
• Milot
• Port Salut
• Saut d’eau

c) Communes intérieures............................................................ 115

Note :

1) Après les premiers mouvements liés à la relocalisation des personnes déplacées, il faudra travailler sur le redécoupage de certaines communes essentiellement politiques (intérêt stratégique, économique, superficie, transversalité physique) mais dépourvues du potentiel économique le permettant d’être vraiment autonome dans un concept de décentralisation réelle.

2) Ne rien entreprendre dans la première phase dans les communes métropolitaines (pour pouvoir les décongestionner et, plus tard les reformater) et dans les communes spéciales (qui devront être exploitées après reformatages comme sites touristiques)

I.-2 Action Initiale

Tourner l’action initiale autour des 115 communes intérieures

a) Déterminer les positions géographiques où seront construits les représentations physiques de l’ETAT et les prochains villages

b) Faire près de l’espace où doit être construite la représentation de l’Etat le site d’accueil
• Des personnes déplacées de Port-au-Prince
• Haïtiens vivant à l’étranger
• Techniciens étrangers
• Compétences autochtones

c) Composition Groupe technique 1ère vague (au niveau du département) devant travailler sur la conception dans les faits des options stratégiques définies par l’Etat central (contenu, formation des transmetteurs, supports didactiques)

• Education (préscolaire, primaire, secondaire, civique, morale, sportive, professionnelle, universitaire)
• Santé : moderne et traditionnelle
• Agriculture et environnement : options de culture, et commercialisation
• Culture, tourisme et archives (Sites géographiques exploitables, récupération de la mémoire historique des lieux à travers la mobilisation des jeunes universitaires par des enquêtes au près des âgés)
• Infrastructures, génie et énergie (propositions tenant compte des cyclones, inondations, tsunamis, tremblement de terre. Déterminer avec les paysagistes le profil des villages en y incluant le reboisement urbain et les sources d’énergie ; à prioriser : le solaire, l’éolienne, l’hydraulique)
• Financiers, économistes et logisticiens (déterminer les coûts au niveau de chaque groupe, les séquences d’exécution, et la logistique indispensable)
• Statisticiens, informaticiens et archivistes

Note :
Il faudra les installer dans la commune la plus proche de la métropole départementale au point où sera érigé ultérieurement le BATIMENT ADMINISTRATIF COMMUNAL

Temps de ce travail : 3 mois à US $ 1.000.000 par département

Total estimatif phase initiale :............................... US $ 10.000.000

I.-3 Phase I : au niveau de la commune, Choisir la section communale la plus proche de la commune pour construire

a) La représentation physique de l’Etat : LA MAISON DU CASEC (voir programme politique GREH in le meilleur choix comprenant :

• École du préscolaire à la 9ème année fondamentale
• Terrains de jeux et de sports transformables en salle de projection et de théâtre.
• Centre de santé
• Justice et sécurité
• Magasins de l’Etat
• Centre agricole
• Avant poste bancaire-Caisse de crédit
• Cybercafé
• Center d’information et de communication
• Bibliothèque-Vidéothèque et cinémathèque

b) Construction de 4 types de villages
• Village type 1 : 2000 maisons ou appartements au coût de 150.000 gourdes chaque
• Village type 2 : 500 maisons ou appartements au coût de 200.000 gourdes chaque
• Village type 3 : 300 maisons ou appartements au coût de 500.000 gourdes chaque
• Village type 4 : 150 maisons ou appartements au coût de 1.000.000 gourdes chaque

I.-4 Chiffres maisons, personnes et coûts

En agissant simultanément sur les 115 communes intérieures et en fixant un quota de 5 membres par famille, on aura :

Nombre de personnes relogeables :

• Village type 1................................................ 1.150.000 pers. Village type 2.................................................................................287.500 pers.
• Village type 3.................................................. 172.500 pers.
• Village type 4...................................................86.250 pers.

Soit 339.250 maisons ou appartements pour un total de 1.696.250 pers

Coût de construction des logements pour les 115 communes :

• Village type 1........................................ 34.500.000.000 Gdes
• Village type 2................................ 11.500.000.000 Gdes
• Village type 3 ............................... 17.250.000.000 Gdes
• Village type .................................. 17.250.000.000 Gdes

Soit un total de 339.250 maisons pour un total de 80.500.000.000 Gdes
$US 2.012.500.000

I.- 5 Maisons du CASEC :

115 Maisons du CASEC (à 75.000.000 Gdes
chaque........ 8.625.000.000gdes
$ US 215.625.000

Cout global phase 1 : • Installation task force et accueil des déplacés $US ….10.000.000
• Construction des villages.......................$US 2.012.500.000
• Construction des maisons du CASEC..... $US 215.625.000

Total Phase I...................... $ US 2.238.125.000

PHASE II : au niveau départemental

A construire :

a) Le palais départemental abritant
• Le ministre délégué
• Les Secrétaires d’Etat

b) Le Centre administratif de l’Etat avec :
• DGI
• Douanes
• Palais de justice
• Le Commissariat
• La bibliothèque départementale
• Le centre d’information et de communication
• Les Lycées
• Le centre informatique
• Le bureau du tourisme
• L’hôpital départemental
• Le bureau agricole départemental
• Le centre sportif départemental
• La prison départementale

c) Au niveau Régional (Nord - Centre - Ouest – Sud)
• Campus universitaires
• Campus Ecoles professionnelles
• Les stades poly sport
• Bases militaires

d) A Port-au-Prince reconstruire uniquement :
• Le Palais National
• Le Palais des ministères
• Les résidences officielles :

- Du chef de l’Etat

- Du 1er Ministre

- Des invités de marque

PHASE III : ré découpage administratif communal

Après les découpages des communes, construire :

• Les hôtels de ville
• Les lycées communaux
• Les tribunaux de paix
• Le bâtiment administratif regroupant tous les services de l’Etat
• La banque communale de l’Etat
• Le centre culturel municipal
• Le mini centre sportif municipal
• La prison municipale
• Le centre sportif municipal

PHASE IV : aménagement urbain

a) Reformater les villes métropolitaines
b) Reconstruire Port-au-Prince
c) Reconstruire tous les forts et sites historiques du pays.

Note :

a) Mettre en place un système de communication efficace travaillant à la limite de la propagande d’Etat mais basé sur des faits véridiques (Ne jamais annoncer quelque chose qui risque de ne pas se réaliser ou de se réaliser avec des retards)
b) Pendant les phases 1 et 2, interdire toute nouvelle construction dans les villes métropolitaines
c) Mettre en place une politique de vie chère à Port-au-Prince et de services de qualité et à bon marché au niveau des 115 communes intérieures
d) Faire la promotion de la qualité de la vie en province




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