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Vendredi 20 octobre 2017 05:22 (Paris)

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207ème anniversaire du drapeau : le président René Préval demande à « ceux » qui sont en charge des élections d’agir afin qu’il puisse partir « en paix » le 7 février 2011

Le chef de l’Etat, René Préval, a lancé mardi un appel à « ceux qui sont chargés d’organiser les élections », sans désigner nommément le Conseil Electoral Provisoire très décrié, pour qu’ils s’activent afin d’organiser de bonnes élections et qu’il puisse partir « en paix » le 7 février 2011.

Prenant la parole à l’Arcahaie à la cérémonie de commémoration du 207ème anniversaire du bicolore national, le président Préval a remercié la population de la ville pour l’accueil qu’elle lui a toujours réservé, soulignant que c’était sa dernière participation comme chef de l’Etat à la cérémonie traditionnelle de la fête du drapeau.

Ces déclarations relatives à son départ le 7 février 2011 et à son « dernier 18 mai », le chef de l’Etat les a faites vraisemblablement pour répondre aux manifestations de l’opposition qui exige qu’il démissionne pour avoir violé la Constitution en faisant voter par un parlement à sa solde une loi d’Etat d’urgence de 18 mois et une autre loi qui l’autorise à rester au pouvoir jusqu’au 14 mai 2011, si les élections ne se tiennent avant le 7 février 2011. Mais, le chef de l’Etat n’a fait aucune allusion directe aux manifestations exigeant sa démission. Il n’a non plus lancé une quelconque invitation au dialogue à l’opposition.

Rappelant que le 18 mai 1803, date de la création du drapeau à l’Arcahaie, fut celle de la fondation de la nation, M. Préval a décrété le 12 janvier 2010, jour du séisme dévastateur, date de la refondation de la nation. De ce fait, parodiant la devise « l’union fait la force », il a lancé un appel à l’unité pour le relèvement du pays.

La refondation doit amener des emplois, un meilleur système éducatif, la disponibilité en soins de santé, a fait savoir M. Préval ovationné par des partisans.

La refondation passe aussi par des initiatives en province, le chef de l’Etat n’ayant pas parlé de décentralisation à proprement parler. « Nous garderons toujours un œil ouvert sur Port-au-Prince et un autre sur la province », a déclaré M. Préval. En ce sens, il a fait état de la construction d’une nouvelle centrale électrique à Port-au-Prince, parallèlement à la construction dans le Plateau central d’une nouvelle centrale hydro-électrique.

Le président de la République a fait état de l’avancement des travaux de construction de routes et de ponts dans divers départements, dans le cadre de son grand projet de maillage routier.

Il a promis le lancement, avant la fin de son mandat, d’un ambitieux programme de renforcement du système éducatif, du primaire à l’enseignement supérieur.

Etablissant la comparaison avec des catastrophes survenues à la nouvelle Orléans (Etats-Unis) et en Italie, René Préval a appelé les sinistrés à la patience, notant que dans ces grands pays les gens ne sont pas encore au bout de leur peine. La priorité du gouvernement est de relocaliser les gens soit dans leurs quartiers d’origine, soit dans des sites aménagés ailleurs, a-t-il précisé.

Le pays commençait à reprendre son cap avant le 12 janvier, selon le chef de l’Etat. Il rappelle en ce sens la disparition des zones de non-droit, la fin du phénomène du kidnapping, le regain de confiance chez les investisseurs et les haïtiens de la diaspora. La production agricole avait connu une certaine augmentation en dépit des graves conséquences du passage de 4 cyclones en été 2008, ajoute-t-il.

« Le 12 janvier a fait deux fois plus de victimes que celles occasionnées par les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Le séisme du 12 janvier est la plus grande catastrophe jamais vécue dans le monde qui s’est produite dans le pays le plus pauvre de l’Amérique », a déclaré le chef de l’Etat, invitant implicitement l’opinion publique à prendre la juste mesure des efforts de secours et d’assistance déployés par le gouvernement, le peuple haïtien et la communauté internationale, en vue de faire face à la situation.

Le 18 mai ramenant aussi la fête de l’Université, le chef de l’Etat a présenté ses sympathies au recteur de l’Université d’Etat présent à la cérémonie, pour le nombre de professeurs, d’étudiants et de membres du personnel administratif de l’université ayant perdu la vie dans le séisme.

Des partisans du président René Préval, dont certains venus vraisemblablement d’autres endroits que l’Arcahaie, ont scandé des slogans en sa faveur pendant le déroulement de la cérémonie à laquelle aucun membre connu du corps diplomatique accrédité à Port-au-Prince n’a pris part. Le premier ministre Jean Max Bellerive n’était également pas présent à l’Arcahaie




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