Mise à jour le 14 novembre
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Mardi 21 novembre 2017 00:01 (Paris)

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L’influence du rap créole sur nos jeunes, serait-il positif ou négatif ?

Partout en Haïti, dans les endroits les plus reculés, on entend des jeunes de 8 a 20 ans et même des adultes qui fredonnent les chansons de rap créole. Cette nouvelle tendance représente pour certains la liberté d’expression des jeunes désireux de faire entendre leurs voix au sein d’une société qui oublie trop souvent leur importance. Que peut-on alors déduire de ce besoin de liberté d’expression incontrôlable ?

Par Alexandra Deneus

La polémique qui oppose un groupe à un autre augmente l’inquiétude des parents qui ont peur de laisser leurs enfants écouter les chansons de rap parfois remplies d’obscénités. Que faire devant l’ignorance d’un enfant qui ne connaît pas la signification des mots, mais que la musique attire sans qu’il se rende compte de la gravité de son acte aux yeux de tout le monde. Il chante a voix haute, qu’est devenu ce mouvement ? Le grand master J, le précurseur du rap haïtien serait surpris de voir l’ampleur de la situation.

L’évolution du rap créole n’est plus une question de classe sociale puisqu’il influence les jeunes jusqu’aux tenues vestimentaires, leur apporte une certaine confiance, la possibilité de montrer leurs talents mais aussi leur capacités de produire et d’apporter au monde un peu de gaité.

La situation de guerre des clans, de préférence d’un groupe, d’un mouchoir à un autre, donne un mauvais visage au rap créole. Sans aucune raison valable les jeunes se battent pour se protéger ou pour se défendre. Que faire sinon d’espérer que les groupes de rap comprennent que des jeunes enfants les écoutent et sont leurs idoles, qu’ils abandonnent ces paroles qui suscitent de la violence et s’arrêtent un moment pour réfléchir aux éventuelles conséquences de ce mouvement.




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