Mise à jour le 12 juillet
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Jeudi 17 août 2017 13:50 (Paris)

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Obama, L’Amerique et le monde

L’Amérique se prépare à entrer dans la saison des Conventions. Ce lundi à Denver dans le Colorado, s’ouvre celui du parti Démocrate, et un peu partout à travers cet immense pays, les grandes manœuvres ont commencé. La campagne se fait plus dur sur l’homme, et n’épargne nullement le sénateur Obama qui perd du terrain dans les sondages.

Texte proposé par Roody Edme

Les coups au bas de la ceinture vont aller en augmentant et certaines « dirty » tactiques viennent déjà assombrir une campagne qui rentre à la fois dans sa phase la plus éblouissante sous les projecteurs des salles éclairées à giorno des Conventions mais aussi la plus dangereuse, car c’est la saison de tous les dangers, une sorte « d’ultimate fighting » qui laissera loin derrière nous l’esprit olympien.

Dans ce contexte particulièrement sensible de la campagne, Barak Obama a fait choix du sénateur Joe Biden, chef de la puissante commission des affaires étrangères du sénat. Un choix dont les conséquences vont peser sûrement sur le déroulement de la compétition, car il s’agit d’un des politiciens les plus expérimentés de Washington, un homme respecté pour ses connaissances des questions de politique étrangère, dans un environnement miné par la crise en Georgie.

La grammaire des relations internationales s’est enrichie d’un chapitre revu et corrigé de la guerre froide et le colistier désigné par Obama fait partie du gotha des spécialistes d’une époque bipolaire que l’on croyait trop vite révolue.

La campagne du Sénateur Mc Cain s’attache à présenter le sénateur Obama comme une célébrité, un candidat « people » qui donnerait bien la réplique sur les écrans à Danzel Washington ou Paris Hilton... une popularité qui fait de l’ombre au candidat « old navy » comme l’appelle certains humoristes de l’autre camp.

Le ticket Obama-Biden n’est pas la dream team Obama-Clinton souhaité par beaucoup au Parti démocrate, mais comme le commentait une journaliste américaine, Joe Biden apporte au ticket, une connotation tragique dans le sens grec du terme.

Car le sénateur du Delaware perdit tragiquement sa famille dans un accident de voiture. Tout en accusant terriblement le coup, l’homme a pu poursuivre difficilement mais sûrement une carrière politique que beaucoup envie dans son entourage à Washington.

Joe Biden arrive aussi dans un moment critique ou les américains doutent de leur « utilité stratégique » face à une Europe qui construit ardûment son unité et une Chine tout en « or » et qui inquiète.

Ils ont besoin du soft power de Obama pour vendre une politique étrangère brand new et pour relever une morale en berne par rapport à la crise économique qui frappe comme une torpille, ce pays de grande classe moyenne.

Mais justement ce pays où l’Histoire va toujours plus vite est-il prêt à voter pour Barak « America », un lapsus volontaire de Joe Biden connu pour son « big mouth » ou choisira-t-il la sûreté dans la continuité que représente un John Mc Cain ?




BÔ KAY NOU


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