Mise à jour le 5 septembre
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Mercredi 20 septembre 2017 04:08 (Paris)

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Alerte à la progression du Mois de l’Histoire des Noirs selon Claudette Cyriaque : femme d’engagement social

C’est évident qu’un événement traditionnel contient sa part d’activités routinière ! Ce que j’ai pu constater comme du sang neuf, c’est la présence de notre député de Viau, M. Emmanuel Dubourg et son allocution convaincante. Toutefois, l’absence de la présidente de la table ronde du mois de l’histoire des noirs Madame Élisabeth K. Dembil m’a interpellée. Quand on sait qu’elle a été touchée d’une rude épreuve de la perte de sa fille. De plus, lors de la cérémonie d’ouverture, la présence de M. Justin Trudeau, le fils de l’ancien premier ministre fédéral, Monsieur Eliot Trudeau. La réunion de toutes ces personnalités est très significative à mes yeux. C’est dire que l’événement prend de l’ampleur.
Et finalement, le thème de cette année : « Une reconnaissance de notre présence 1608-2008. Une affirmation de notre contribution », me rappelle notre contribution à tous au sein la société d’accueil... Et c’est très pertinent ! »

La liste des activités qui étaient consacrées à l’événement du Mois de l’Histoire de Noirs, édition 2008 avait de quoi à donner le vertige. On retient des soirées de reconnaissance, plusieurs conférences, des ventes signatures d’ouvrages d’à propos, divers récitals de poésie engagée et un concert-spectacle. C’est pourtant un simple appel de courtoise de madame Claudette Cyriaque qui m’a inspiré cet entretien.

par Marie-Flore Domond

Les limites d’influence bénéfique de cette femme déterminée ne semble pas s’arrêter à son exploit d’avoir sauver de la noyade un jeune garçon en Haïti.

C’est elle qui a initié l’organisme communautaire sans but lucratif : L’association d’aide aux femmes et enfants analphabètes et démunis de Docajou (EPMANDOK) en Haïti.

La troupe de théâtre Le Duo Tac de Montréal sert de prolongement à sa vie culturelle. Sa rébellion, elle l’affiche sur scène. C’est l’humanisme qui prédomine ses actions sociales. Elle offre ses services bénévoles à différents organismes dont : Radio Centre-Ville, Mission Catholique Notre-Dame D’Haïti, Centre Culturel « La Perle Retrouvée », Association des Locataires de l’Habitation Saint-Vallier.

Partageons ses opinions sur l’incontournable aventure consacrée aux peuples noirs durant le mois de février de chaque année.

Q. Madame Ciriaque, vous qui participez régulièrement aux activités du Mois de l’Histoire des Noirs, pensez que parmi les communautés noires, les haïtiens sont bien représentés pour la reconnaissance de leur présence au pays d’accueil ?

R. Je pense que oui, parce que les haïtiens sont plus nombreux, ils parlent français ils s’impliquent dans toutes sphères de leur pays d’accueil autant par leur culture que leur savoir faire.

Q. Votre implication tant sur le plan bénévolat que culturel a été souligné durant l’édition 2001 si ma mémoire est bonne. Si vous aviez l’opportunité d’apporter une autre forme de gratitude que les soirées de reconnaissance et le fameux calendrier du mois oû figurent tous les récipiendaires, quelle serait votre priorité ?

R. Ma priorité serait d’organiser un gala de retrouvailles des récipiendaires depuis le début à nos jours dans le but de faire connaître aux jeunes générations les bâtisseurs qui contribuent à garder notre identité, notre fierté, faire connaître notre culture, exemple : Le défunt Emmanuel Sanon, le footballeur haitien qui a fait l’honneur de son pays, Dr Yvette Bony, la première haïtienne qui a pratiqué la greffe de la mœlle osseuse à l’hôpital Sainte-Justine, Alcine Joachin, le boxeur haïtien…, pour ne citer que ceux-là.

Q. Ne serait-il pas mieux que les différents paliers gouvernementaux vous accordent une subvention pour soutenir votre action bénévole pour assurer le bien-être des plus démunis entant que récipiendaire ?

R. Je dirais que oui, ce serait indispensable d’avoir des subventions, je l’aurais souhaité de tout mon cœur. Mais ce n’est pas le cas. L’association EPMANDOK que nous avons mis sur pied pour aider les plus démunis dans la localité de DOKAJOU en Haïti n’a pas de subventions. Et de ce fait, nous ne pouvons pas avoir un médecin pour remplacer le dernier qui est malade et un enseignant pour remplacer celui qui ne veut plus enseigner bénévolement.   Q. Autre que la reconnaissance, il y t-il un cachet lié à la reconnaissance des récipiendaires ?

R. Pas ma connaissance ! Il n’y a pas de cachet lié à la reconnaissance des récipiendaires du Mois de l’Histoire des Noirs. 

Q. Savez-vous comment procèdent les membres de la table ronde pour sélectionner les candidats ?

R. Non, je ne suis pas au courant de tous les rouages de l’organisme. Ni comment procède les membres de la table ronde pour sélectionner les candidats. Je sais par contre, que n’importe quel citoyen impliqué peut soumettre la candidature d’un collègue ou d’un compatriote. Tel a été mon cas en 2001.

 Q. Le mois de l’histoire des noirs désigné en février est surtout un rappel à la société d’accueil que la communauté noire œuvre depuis longtemps au profit de leur développement interculturel (1608 -2008). D’ailleurs, c’est sous le thème « D’hier à aujourd’hui : une reconnaissance de notre présence, une affirmation de notre contribution » Comment vivez-vous l’événement cette année ?

R. C’est évident qu’un événement traditionnel contient sa part d’activités routinière ! Ce que j’ai pu constater comme du sang neuf, c’est la présence de notre député de Viau, M. Emmanuel Dubourg et son allocution convaincante. Toutefois, l’absence de la présidente de la table ronde du mois de l’histoire des noirs Madame Élisabeth K. Dembil m’a interpellée. Quand on sait qu’elle a été touchée d’une rude épreuve de la perte de sa fille. De plus, lors de la cérémonie d’ouverture, la présence de M. Justin Trudeau, le fils de l’ancien premier ministre fédéral, Monsieur Eliot Trudeau. La réunion de toutes ces personnalités est très significative à mes yeux. C’est dire que l’événement prend de l’ampleur. Et finalement, le thème de cette année : « Une reconnaissance de notre présence 1608-2008. Une affirmation de notre contribution », me rappelle notre contribution à tous au sein la société d’accueil... Et c’est très pertinent !

Q. Personnellement, cet événement me rapproche le plus vers la réflexion de l’inégalité de la reconnaissance de nos valeurs sûres. Pensez-vous que les critères de sélections des citoyens méritants sont justes et équitables ?

 R. Étant donné que je ne connais pas le processus de sélection des candidats, je ne peux pas me prononcer sur cette question, mais vous n’êtes pas la première personne qui me pose cette question.

Q. En pourcentage, on retrouve beaucoup plus d’artistes que de personnalité du monde scientifiques et autres. Comment expliquez-vous cette concentration ?

R. Selon moi, je pense que les artistes sont plus connus ou plus facile à joindre ou encore plus disponible... Mais se serait important qu’on tienne compte de toutes les disciplines.   Je vous remercie madame Cyriaque.

- Avec Plaisir madame Domond




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