Mise à jour le 21 novembre
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Samedi 25 novembre 2017 04:38 (Paris)

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Haïti : La mère de Farah Dessources laisse Haïti en quête d’une terre d’asile

Ni la justice ni la police ne l’ont contactée après l’horrible assassinat de sa fille

La mère de Farah Natacha Dessources (20 ans) tuée le 16 novembre 2006 à Santo, en Plaine (banlieue nord de Port-au-Prince), a laissé Haïti mardi en compagnie de son jeune fils, en quête d’une terre d’asile.

Dans une interview accordée à Radio Kiskeya avant son départ, Maggui Dessources révèle qu’elle a été constamment harcelée par les bandits qui n’ont cessé de proférer des menaces au téléphone contre elle et son fils.

Elle affirme par ailleurs n’avoir jamais été contactée par la police ou la justice dans le cadre d’une quelconque enquête. A sa connaissance, ajoute-t-elle, aucun enquêteur ne s’est également rendu dans le quartier où elle habitait pour recueillir les informations indispensables à l’enquête dont l’ouverture avait pourtant été annoncée par les autorités.

Elle a toutefois adressé des remerciements au premier ministre Jacques Edouard Alexis qui lui avait payé un hébergement dans le but de garantir sa sécurité. Ell a également remercié la presse nationale et internationale et le Réseau National pour la Défense des Droits Humains (RNDDH) pour leur soutien.

Maggui Dessources déclare qu’elle laisse Haïti la mort dans l’âme, d’autant qu’elle n’a pas pu se recueillir sur la tombe de sa fille, avant son départ. Sa tristesse est, dit-elle, d’autant plus grande, qu’elle n’a jamais projeté de quitter son pays.

Farah Dessources, étudiante à l’Ecole Normal Supérieure, a été tuée de plusieurs balles par ses ravisseurs, trois jours après son enlèvement. Son corps avait été retrouvé ensanglanté à Santo 3, alors que sa mère venait la récupérer là où elle devait etre relachée, selon les conditions convenues avec les ravisseurs. La famille de la nouvelle martyre haïtienne avait pourtant versé 4.000 dollars américains aux kidnappeurs qui en réclamaient 30.000. La partie manquante de la rançon avait été jugée suffisamment importante pour justifier une telle exécution. [jmd/RK]




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