Mise à jour le 12 octobre
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Jeudi 19 octobre 2017 02:12 (Paris)

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Smoye Noisy : L’acteur, qui possède le pouvoir de plaire, foule le sol de la Métropole montréalaise

Par le biais du Festival International du Film Haïtien, édition 2006

Fabienne Colas est son hôte

Par Marie Flore Domond

Il incarne des personnages qui traînent de grand dilemme et qui se laissent guider la plupart du temps par la voie du cœur. Si son nom nous échappe, son expression joviale se replace sans effort. L’éclat de rire habituel qui fait son charme sur grand écran ne semble pas exclusif au cinéma ou au théâtre. Lorsque je l’ai rencontré, pas plus tard que hier, dans les allées du Centre Léonardo Da Vinci, c’est ce même timbre sonore gras et contagieux que l’animateur de la soirée d’ouverture du Festival International du Film Haïtien a lancé. Expérience faite, rencontrer son idole n’est toujours désappointant. Il nous a ébloui dans CAP À LA UNE, impressionné dans MILLIONNAIRE PAR ERREUR, bouleversé dans V.I.P., troublé dans LE MIRACLE DE LA FOI.

Smoye Noisy interprétant le rôle d’un médecin dans le long métrage Cap à la une

La première partie de la cérémonie d’ouverture du 2e Festival International du Film Haïtien s’est déroulée sur le tapis du divertissement. Désormais, on sait que l’invité d’honneur, Dany Laferrière fait une intolérance à la noirceur, et que le cinéma haïtien d’aujourd’hui cherche sa véritable cadence comme ce fut le cas de la mise en scène photographique d’autrefois avant... J’allais utiliser le mot développement mais je préfère emprunter le thème de la révolution spectaculaire de l’art reproductif qui se retrouve présentement à l’avant-garde de la technologie numérique. L’incorrigible Dany ! Comparer à son grain de sel qui interpelle immanquablement, « le grain expressif de la photo ainsi que la star mouche sont à refocaliser, n’est-ce pas !

Autre que le courant de l’espoir signalé par la polyvalente personnalité, le discours de bienvenue de Fabienne Colas, la présidente de la Fondation portant le même nom était positionné sur le positivisme ; laquelle base repose la conviction de l’initiative entourant l’événement visant la promotion culturelle et le rassemblement des gens de différents points d’origine.

Sara Rénélik a livré une performance artistique remarquable. On aurait dit qu’elle offrait généreusement son talent non pas à l’ensemble des spectateurs, mais qu’elle dansait et chantait intimement pour chaque présence dans la salle. Les danseuses du groupe folklorique Mamou Ginen a retenu l’attention du public sur un chant traditionnel et une chorégraphie à grand déploiement. La formation Black Daimond a contribué à la réussite de la soirée en exécutant un numéro de « breackdance. »

On peut dire que l’un des souhaits formulés par Fabienne Colas durant la soirée s’est exhaussé instantanément. Car, ce fut une soirée culturelle mondaine réunissant plusieurs dignitaires, dont la Ministre de l’Immigration et des communautés culturelles, madame Lise Thériault, le consul général d’Haïti à Montréal, monsieur Jean- Richard Casimir, la représente du Maire de Montréal, monsieur Gérald Tremblay ainsi que plusieurs autres décideurs. Tous avaient le même message à livrer, celui de converger nos efforts en tant que communauté visible pour qu’enfin nous puissions valider au grand jour le plein rendement de notre potentialité jusqu’ici ankylosée .

Une délinquance rurale qui conduit au marronnage

Nèg maron était retenu comme film d’ouverture. Et selon la principale responsable de l’événement, Fabienne Colas, le choix a été fait pour marquer la diversité des pays participants parmi les quarante films qui seront projetés au cours du festival. Le film n’est pas fondamentalement historique. Du moins, l’histoire n’est pas entièrement dessinée sur le parchemin de survie de nos ancêtres négroïdes. L’aventure fictive démontre comment une délinquance rurale a conduit deux jeunes adolescents face à leur destin. On peut considérer que le marronnage est traité au second degré.

Je vous souhaite aux amateurs et cinéphiles bon cinéma du 15 au 24 septembre 2006.




BÔ KAY NOU


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