Mise à jour le 21 novembre
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Samedi 16 décembre 2017 09:56 (Paris)

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17 octobre 2006 : 200 ans de la mort de l’Empereur Jean Jacques Dessalines

Au Cimetière intérieur Sainte Anne (centre de Port-au-Prince), aucun mausolée n’a été construit sur la petite surface où les restes de l’empereur Jean Jacques Dessalines ont été enterrés, le 17 octobre 1806.
Dans ce petit encart rectangulaire, où étaient mises en terre les dépouilles mutilées du fondateur de la patrie haïtienne ainsi que celles d’autres ancêtres, dont des anciens hauts fonctionnaires de l’Armée indigène, une certaine atmosphère est maintenue, grace à l’intervention de religieux. Des travaux d’assainissement sont souvent effectués par les responsables du Presbytère de l’Église Sainte Anne.

L’espace est surplombé de branchages qui le mettent à l’abri du soleil et des messages bibliques sont affichés sur les murs. Seules les couleurs nationales bleu et rouge dont sont peints les tombeaux de Charlotin Marcadieux - garde du corps de l’empereur - et du cheval que pilotait Jean Jacques Dessalines interpellent le visiteur. Ces monuments sont placés jusqu’au fonds du rectangle.

L’absence de tombeau indiquant l’endroit précis où les restes de Dessalines ont été déposés témoigne de « la relation difficile que nous avons avec notre mémoire », pense l’Historien Michel Hector, président de la Commission du bicentenaire de l’assassinat de Dessalines. Cela traduit, dit-il, l’ « absence de mémoire dans nos comportements, dans nos valeurs. »

Le Cimetière intérieur Sainte Anne servait, dans le temps, de refuge aux âmes d’innombrables fonctionnaires haïtiens. « Dans tous les pays du monde, le cimetière constitue un lieu de mémoire, en Haïti c’est le contraire », se plaint Michel Hector qui assimile cette situation à la grande crise de société que traverse les Haïtiens.

« C’est nous qui prenons soin de ces monuments. La Chorale du Royaume vieille de 46 ans nettoie régulièrement l’espace », dit Evens Jean-Louis, Sacristain à l’Église Sainte Anne depuis 40 ans. Les promesses faites par l’État visant la prise en charge de ce « mini cimetière » demeurent non tenues.

La construction de ces deux tombes a eu lieu en 1951, selon les informations confiées à AlterPresse sous couvert de l’anonymat, par un haut responsable religieux de cette église catholique romaine. De plus, des travaux de réfection ont été opérés lors du premier mandat de René Préval, selon Evens Jean-Louis.

Le 15 octobre, le Premier Ministre Jacques Édouard Alexis, à la tête d’une délégation, a déposé lui-même des gerbes de fleurs au cimetière intérieur Sainte Anne.

Ce geste du gouvernement « traduit notre attention particulière en mémoire des héros de notre indépendance », affirme le chef du gouvernement haïtien.

Des gerbes de fleurs ont été également déposées au pied du mausolée à la mémoire de Dessalines (et Alexandre Pétion- autre héros), érigé à la Place de la patrie (Champ de Mars), près du Palais présidentiel.
courtoisie Alterpress

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