Mise à jour le 12 juillet
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Mercredi 26 juillet 2017 14:34 (Paris)

Préval, Clinton, Insulza à Punta Cana

Le décor est planté pour un nouveau sommet qui ambitionne de lancer pour de vrai le processus de reconstruction d’Haïti dans un contexte général peu rassurant

Le Président René Préval, l’envoyé spécial de l’ONU pour Haïti et ex-Président américain, Bill Clinton et le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), José Miguel Insulza, sont arrivés mardi en République Dominicaine en vue de participer au sommet mondial sur la reconstruction post-séisme qui se tient ce mercredi à l’initiative du chef de l’Etat dominicain, Leonel Fernàndez.

Sans faire de déclarations, M. Préval a quitté Port-au-Prince à la tête d’une délégation composée notamment de plusieurs ministres du gouvernement et du président du Sénat, Kély Bastien.

Parmi les représentants des 54 pays et 35 organismes internationaux attendus à Punta Cana (est de la République Dominicaine), siège de l’événement, on signalait la présence sur place du chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Edmond Mulet, du président de la Banque interaméricaine de développement (BID), Luis Alberto Moreno et de la secrétaire d’Etat espagnole à la coopération internationale, Soraya Rodrìguez.

En revanche, l’ancien Président argentin Nestòr Kirchner, secrétaire général en exercice de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR), n’a pas fait le déplacement pour des raisons politiques. Il a annulé son voyage à la dernière minute pour éviter d’être en compagnie du nouveau Président hondurien, Porfirio Lobo, élu quelques mois après le renversement de Manuel Zelaya, en 2009, mais, dont la légitimité n’est pas reconnue par les douze pays de l’UNASUR.

Le ministre dominicain de l’économie, Temìstocles Montàs, a tenté de calmer le jeu en affirmant que la participation de Lobo à la conférence n’était pas prévue.

Près de cinq mois après le séisme dévastateur du 12 janvier, les organisateurs espèrent pouvoir porter les différents partenaires d’Haïti à s’engager financièrement à hauteur de 5 milliards de dollars afin d’assurer la réalisation au cours des deux prochaines années de projets liés à la reconstruction. Cinq axes thématiques seront au centre des débats : les infrastructures, la refondation sociale, institutionnelle, environnementale ainsi que la reconstitution du patrimoine culturel, artistique et religieux d’Haïti.

Leonel Fernàndez, qui a pratiquement endossé le costume du "premier diplomate haïtien", a systématiquement porté la cause de notre pays depuis la catastrophe tout en ayant contribué généreusement aux premiers secours. Le chef de l’Etat dominicain peut, en retour, engranger de précieux gains diplomatiques qui renforceront le prestige de son pays et son leadership personnel à l’échelle internationale.

Contrairement aux autorités haïtiennes qui n’ont nullement renseigné l’opinion publique sur les tenants et aboutissants du rendez-vous de Punta Cana, le gouvernement dominicain a soigneusement préparé le sommet intitulé "Reconstruction : la solidarité au-delà de la crise". Une politique de communication très pointue a même conduit à la création d’un site officiel cumbrehaitird.org.

Avant de quitter Port-au-Prince, René Préval a procédé mardi à la nomination officielle des membres (nationaux et étrangers) de la partie haïtienne de la commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH). Appelée à gérer le processus de reconstruction, cette instance très controversée prendra son baptême de feu en territoire dominicain.

Co-président de la CIRH avec le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, Bill Clinton s’est, pour sa part, arrêté brièvement mardi en Haïti avant de se rendre chez nos voisins. Il a visité les sinistrés de Léogâne (35 km au sud-ouest de Port-au-Prince), l’une des villes les plus sévèrement touchées par la secousse tellurique du 12 janvier.

A l’origine de 250.000 à 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sans-abri, la tragédie a aussi détruit 120% du produit intérieur brut du pays.






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