Mise à jour le 22 juin
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Mardi 27 juin 2017 02:06 (Paris)

Washington supprime les visas d’officiels haïtiens et de dirigeants de INITE

Sans expliquer les motifs de pareilles décisions visant notamment le ministre Gérald Germain et le Sénateur John Joël Joseph, l’administration Obama parle implicitement de sanctions ciblées contre des personnes liées au parti officiel dont le candidat, Jude Célestin, devrait être écarté du second tour des présidentielles, selon un rapport de l’OEA soutenu par les puissances occidentales et l’ONU

L’administration américaine a reconnu vendredi avoir révoqué les visas de hauts responsables d’Etat haïtiens et de dirigeants de la plateforme présidentielle INITE sans avancer de justification ; mais a, dans le même temps, appelé le pays à s’orienter vers un "processus électoral libre, juste et crédible".

"Nous avons pris ces mesures contre un certain nombre de citoyens haïtiens et nous continuerons à évaluer la situation", a indiqué, lors de sa conférence de presse quotidienne, le porte-parole du Département d’Etat, Philip Crowley.

Refusant d’identifier les personnes concernées et de préciser la date à laquelle leurs visas américains ont été annulés, le porte-parole a rappelé qu’il était tenu par les lois américaines sur le respect de la confidentialité en matière de visas.

Interrogé sur la catégorie à laquelle appartiennent ces "citoyens", M. Crowley s’est borné à dire qu’il s’agissait de "responsables gouvernementaux".

A Port-au-Prince, des dirigeants du parti au pouvoir contactés par Radio Kiskeya ont confirmé la suppression des visas d’entrée aux Etats-Unis d’une dizaine de membres du gouvernement ou dirigeants de INITE. Sur cette liste noire, on retrouve le ministre des affaires sociales, Gérald Germain, le Sénateur de l’ouest, John Joël Joseph, les anciens ministres Fred Joseph, Jean François Chamblain, actuels conseillers du candidat du pouvoir, Jude Célestin, et Jean Joseph Molière, numéro deux de INITE, l’homme d’affaires Dimitri Vorbe, l’attaché de presse de la présidence, Assad Volcy, le chef d’OP René Momplaisir et Lionel Calixte dont la fonction reste inconnue.

Pour sa part, la chaîne américaine CNN croit savoir que ces sanctions ciblées viseraient une "paire de douzaines" de responsables gouvernementaux.

En décembre, peu après l’annonce des résultats préliminaires du scrutin présidentiel du 28 novembre qui avaient entraîné une vague de violences, le très influent Sénateur démocrate du Vermont, Patrick Leahy, avait préconisé l’annulation des visas et le gel des avoirs des officiels haïtiens et de leurs proches en vue de trouver une issue à la crise post-électorale.

Les trois principaux partenaires bilatéraux d’Haïti, les Etats-Unis, la France, le Canada et le Conseil de sécurité de l’ONU exigent des autorités, sous peine de retirer leur soutien au pays, l’application intégrale d’un rapport de l’Organisation des Etats américains recommandant l’éviction du second tour du favori du Président René Préval, lui-même arrivé en fin de mandat.

La remise en cause pour fraudes caractérisées de la deuxième place de Jude Célestin derrière la démocrate-chrétienne Mirlande Manigat, vainqueure du premier tour de ces élections controversées, se ferait au profit du chanteur Michel Martelly, troisième dans les résultats préliminaires.

"Notre attention se concentre à l’heure actuelle sur le fait d’assurer un processus électoral libre, juste et crédible en Haïti. (...) Nous n’hésiterons pas à prendre les mesures appropriées quand il y aura des individus liés à des épisodes de violence ou de corruption", a lancé sous forme de mise en garde le porte-parole du Département d’Etat.

Au cours de ces dernières 24 heures, les pressions internationales sur le pouvoir se sont nettement accrues, traduisant de graves préoccupations face à la valse-hésitation du chef de l’Etat sortant à l’approche de l’échéance du 7 février, date à laquelle prendra fin son mandat constitutionnel.

Pressé comme le Conseil électoral provisoire de faciliter très rapidement l’élection démocratique d’un nouveau Président à travers la publication d’un "calendrier crédible", M. Préval, très en retrait depuis plusieurs jours, entend rester, si nécessaire jusqu’au 14 mai, pour passer son fauteuil à un successeur légitime.




BÔ KAY NOU


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