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Lundi 21 août 2017 17:47 (Paris)

Actualité du 23 décembre 2010

Des Sénateurs, des dirigeants de l’opposition et de la société civile appellent à l’annulation des élections et à la mise en place d’un “gouvernement de consensus” avant le départ du Président Préval le 7 février 2011

Les représentants d’une partie de la classe politique et de plusieurs secteurs de la société civile, réunis mercredi à l’initiative de quatre Sénateurs de l’opposition sur l’impasse politique post-électorale, ont adopté une déclaration finale prônant l’annulation totale des élections du 28 novembre et la mise en place d’un “gouvernement de consensus” avant le départ du Président René Préval, le 7 février 2011.

Outre l’invalidation du scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre entaché de fraudes et d’irrégularités, le forum du Ritz Kinam II (Pétion-Ville, Est de la capitale) a débouché sur une proposition de sortie de crise en plusieurs étapes prévoyant l’application de l’article 149 de la Constitution à l’expiration du mandat du chef de l’Etat.

Cet article stipule qu’en cas de vacance présidentielle, le président de la Cour de cassation (la plus haute instance judiciaire du pays) ou, à défaut, le juge plus ancien devient le Président provisoire du pays avec comme mission principale l’organisation d’élections dans un délai de 45 à 90 jours.

Autres éléments de proposition, un gouvernement de consensus ayant à sa tête un Premier ministre accepté par les différents secteurs de la société devra travailler à l’organisation d’élections crédibles, inclusives et démocratiques et articuler une politique participative axée sur la construction de logements au profit des sans-abri du séisme et la maîtrise de l’épidémie de choléra.

Quant aux membres du Conseil électoral et autres autorités responsables de la “mascarade électorale”, ils devront faire l’objet de sanctions appropriées, selon les recommandations des participants à la rencontre lues par la Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile.

La communauté internationale est invitée à rester à l’écoute du peuple haïtien et à respecter les lois en vigueur dans le but de faciliter la sortie de crise recherchée.

Un comité de suivi va être constitué pour assurer la poursuite des consultations avec d’autres secteurs de la vie nationale.

“Le Président a véritablement démontré qu’il n’a aucun amour pour Haïti et ne croit pas à la démocratie”, a déclaré Jacques-Edouard Alexis du groupe des douze candidats à la présidence favorables à l’annulation des élections et dont tous les membres étaient présents.

M. Alexis accuse celui dont il fut, par deux fois, le Premier ministre, d’être un adepte du pouvoir personnel ayant choisi délibérément de plonger le pays dans une tragédie.

Le chef de l’Etat cherchait à obtenir un troisième mandat en assurant l’accession au pouvoir de son poulain, Jude Célestin, a dénoncé le candidat du MPH en mettant en garde la communauté internationale contre toute tentation d’imposer au peuple haïtien les résultats truqués du 28 novembre.

Parmi les différents intervenants à ce forum, citons, outre la Sénatrice Beauzile, ses collègues Maxime Roumer et Jean William Jeanty, les leaders des plateformes de l’opposition Alternative, Libération, Rasanble et Ucadde, les représentants d’un collectif des candidats aux législatives, des représentants du secteur dit populaire ainsi que l’ancien ministre de l’agriculture du Président Préval, Gérald Mathurin, le directeur du Centre oecuménique des droits humains, Jean-Claude Bajeux et la militante féministe Danielle Magloire.

Une mission technique de l’OEA doit procéder dès lundi prochain au recomptage des procès-verbaux des résultats préliminaires controversés des présidentielles qui ont placé en tête Mirlande Manigat avec 31% des voix devant le candidat du pouvoir, Jude Célestin (22%) et Michel Martelly (21%).

A la suite de violentes protestations contre l’élimination au premier tour du chanteur, la proclamation des résultats définitifs a été reportée sine die pour permettre à l’Organisation des Etats américains de prendre pratiquement en charge le processus alors que le second tour censé opposer, le 16 janvier, Mme Manigat et M. Célestin reste pour l’instant incertain.




BÔ KAY NOU


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