Mise à jour le 21 novembre
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Vendredi 15 décembre 2017 17:02 (Paris)

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU G-8

Scène de torture au niveau de la PNH : le G-8 choqué et révolté en appelle à des sanctions et au respect des engagements internationaux pris par Haïti. Le groupe des candidats à la Présidence engagés dans le processus électoral communément appelé Groupe des 8 (G-8) a visionné une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montrant une scène de torture perpétrée par des policiers en uniforme sur la personne du militant bien connu Johnny CHARLES de Koridò Bastya et un autre militant non encore identifié.

Les militants ont été contraints de descendre leurs pantalons et de compter le nombre de coups de fouets qui leur ont été administrés. Ils ont été sauvagement piétinés par des policiers et ont reçu des coups de pieds. Il s’agit là d’une pratique qui rappelle l’usage des fouets du commandeur de l’époque esclavagiste, d’un acte que le droit international des droits de l’Homme qualifie : " d’acte de torture, de traitement inhumain et dégradant".
La première République noire indépendante du monde, représentant la seule révolte victorieuse d’esclaves de toute l’histoire de l’Humanité, ne peut accepter des nouveaux colons le retour au fouet. Les actes de torture, les traitements inhumains et dégradants font partie du noyau dur des droits de l’homme, des droits intangibles, c’est-à-dire de droits que tous les Etats indistinctement sont tenus de respecter en tout temps (temps de paix ou temps de guerre). Ce sont de droits insusceptibles de dérogation qui figurent dans le "minimum humanitaire garanti" aux victimes des conflits armés internationaux et non internationaux. Comment des civils non armés, arrêtés et ligotés peuvent-ils être soumis à de tels traitements ? Des militaires en guerre sont tous les jours jugés pour des traitements inhumains infligés à des adversaires maîtrisés. Comment les pays dits amis d’Haïti peuvent-ils encourager de telles pratiques au sein de la PNH qu’ils forment et assistent dans leurs travaux ? Seuls les groupes terroristes du type état islamique ne respectent pas les droits intangibles dans leurs agissements.
Le G-8 condamne toute tentative de retour à des actes de barbarie réduisant l’Haïtien à un état de sous-homme.
Le G-8 rappelle que le droit de ne pas soumettre un individu à la torture, aux traitements inhumains et dégradants est un droit inaliénable et imprescriptible garantissant à tous, partout et en toutes circonstances, le respect de leur dignité. Comment faire la guerre ailleurs pour le respect d’un tel droit et encourager ici sa violation pour la défense de ses intérêts ? Pourquoi les policiers de l’ONU déployés dans nos commissariats sont-ils restés insensibles à de si graves violations des droits de l’homme ? La notion de « non-assistance à personne en danger » a-t-elle un sens pour eux ?
Le G-8 exige l’identification de ce groupe de policiers responsables de ces actes horribles qui avilissent l’uniforme ainsi que de leurs commandants afin de les soumettre à la justice répressive.
Le G-8 déplore le comportement provocateur de la police poussant les manifestants, en réaction, à des actes de légitime défense.
Le G-8 condamne les actes de violence enregistrés dans les dernières manifestations populaires organisées pour dénoncer le coup d’état électoral et exiger la démission des membres du CEP ; Il encourage les manifestants à faire preuve de vigilance pour éviter les infiltrations et à ne pas répondre aux provocations en vue de préserver la légitimité de leurs revendications.
Le G-8 en appelle à la formation d’un fond d’indemnisation des victimes. Le G-8 appuie les manifestations populaires pacifiques organisées un peu partout à travers le pays pour forcer l’Exécutif et le CEP à respecter le verdict des urnes. Plus que jamais Uni et Solidaire, le G-8 renouvelle sa volonté de tout entreprendre, dans le cadre de la loi, pour faire respecter la volonté populaire. Fait à Port-au-Prince, le 20 janvier 2016.

Pour le G-8 : Samuel MADISTIN




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